‹ Serfs et vilains au moyen âgeChapitre 78 sur 115 · Cf. Assises,. t. I, p · texte numérisé non relu

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rôle de Tassociation communautaire : quand on la fit dériver tacitement de faits de cohabitation, on se borna à y comprendre les meubles, c'està-dire le patrimoine, essentiellement personnel, qui est particulier aux premiers temps de la vie libre; on laissa par suite en propre aux héritiers naturels la part du parçonnier décédé. D'ailleurs l'indivision demeura interdite aux gentilshommes, sauf dans la Coutume de Champagne, où le travail n'avilissait pas.

Le moyen âge n'a-t-il pas voulii cimenter par l'indivision le travail libre aussi bien que le travail asservi, afin d'en mieux garantir les résultats, voulu en assurer ainsi soit la continuité dans la descendance, soit l'organisation entre étrangers? On suivait ces vues, semble-t-il, lorsque très tard encore, dans la plupart de nos provinces, dans celles de droit écrit, comme dans celles de coutume, et que le principe de la communauté conjugale régnât ou celui de la dotalité, la loi suppléait le consentement pour établir l'indivision communautaire; il la faisait résulter tacitement de la codemeurance et confusion de meubles, travail et fruits pendant an et jour', ici entre parents et entre étrangers, ailleurs entre parents seulement \ Ne serait-ce pas sous ces influences qu'auraient été créées, au sortir du

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