‹ Serfs et vilains au moyen âgeChapitre 79 sur 115 · Particulièrement Nivernais et Angoumois · texte numérisé non relu

Particulièrement Nivernais et Angoumois

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servage, les mainmortes vilaines? C'était la plus ancienne des conductions, conséquemment la plus sûre. Ces mêmes influences, le même intérêt ne dirigeaient-ils pas le clergé et la noblesse de Bourgogne, à une époque relativement récente, quand ils firent rendre, en 1549, Tédit interdisant aux cultivateurs sortant des mainmortes de devenir propriétaires de terres s'ils ne s'y constituaient en communauté ' ; les propriétaires de la Marche, lorsque, même dans le xvii^ siècle, ils érigaient cette communauté en condition de bail dans leurs métayages perpétuels* (mainmortes pures et simples qui sont notables par leur date si moderne) ; et aussi les nobles de plusieurs pi:ovinces, quand ils s'en rendirent le bénéfice commun avec les roturiers, lors de la rédaction des Coutumes ' ?

Relativement au servage, les jurisconsultes n'expliquaient pas autrement la formation de la communauté rurale que par le danger reconnu dans l'individualisation des entreprises. Le plus porté de tous à découvrir l'intérêt social dans les

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