‹ Serfs et vilains au moyen âgeChapitre 80 sur 115 · Perreciot, uU supra, t. I, chap. V · texte numérisé non relu

Perreciot, uU supra, t. I, chap. V

2. Voir, dans Dalloz, Jurisprudence générale, une espèce où se trouve analysé un de ces métayages dont le titre est de 1625. On y lit cette condition textuelle : «... Que les preneurs ne feraient qu'un même pôt, feu et chanteau, et vivraient en communauté perpétuelle. »

3. Troyes, 101-102 ; — Chaumont, art. 75; — Bar, art. 83; Bassigny, art. 69, 70; — Auxerre, art. 201, 202; — Berry, art. 8, 10; — Bourgogne.

lois OU dans les usages, peut-être le plus apte, c'est Coquille. En commentant une des coutumes qui maintint sous cette forme le « mesnage des champs » plus tard et plus complètement que les autres, non-libre ou libre il n'en trouve pas d'autre raison sinon la « liaison économique », les garanties et les ressources que donne à la production « la fraternité et amitii » nouées par l'existence indivise. Il ne manque jamais de lui opposer, comme une victorieuse preuve de fait, « la ruine certaine des maisons de village quand « elles se séparent ». Sous un jour semblable Vigier a vu celles de Poitou ', et il les vante par les mêmes motifs. Aux états de 1484, Masselin montre dans l'indivision une violence faite au droit individuel par la déplorable administration des impôts publics, violence obligeant les cultivateurs à vivre sous la forme gênante de la communauté; néanmoins il attribue à son usage, universel dans le Cotentin, que les tailles aient été mieux supportées et la misère des populations moins grande. En Berry, sous Colbert, l'intendant fait une remarque analogue. Ces communautés ellesmêmes, enfin, n'ont pas transmis à leurs successeurs une autre idée de leur origine. C'était leur légende. La dernière maîtresse des Pinon, en Auvergne, la redisait encore il y a cinquante ans\

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