‹ Serfs et vilains au moyen âgeChapitre 89 sur 115 · A ce sujet, un arrêt de 1261, Oîim, t. I, p · texte numérisé non relu

A ce sujet, un arrêt de 1261, Oîim, t. I, p

2. La distinction des main-mortables d'avec les serfs est parfaitement indiquée par les conditions propres à certains tenanciers de cette première espèce : ainsi les censuàles de l'abbaye de Venigarten,

CONDUCTIONS DIVERSES 24 1

Sous quelque forme qu'on les rencontre, les tenures en mainmorte ne furent autre chose que des moyens de faire profiter de Inorganisation économique du servage, l'exploitation agricole par les vilains. Cela surtout quand TafFranchissement devint nécessaire et usuel. Certaines tenures très imparfaites, presque identiques à celle-là en tout ce qui, dans l'économie de cette époque, peut cadrer avec nos principes actuels sur la * liberté des fonds et des personnes, régnent encore aujourd'hui dans des parties de la France. Il n'y a d'autre raison qu'elles s'y maintiennent, sinon l'inaptitude du cultivateur à affronter plus de responsabilité qu'elles n'en comportent, et aussi l'incapacité des propriétaires à rétribuer le travail autrement que par le partage d'avances et de risques qu'elles entraînent. Si l'on ajoute cette remarque à ce qui a été dit de leur formation dans les deux Bourgogne ', on comprendra pourquoi, à des dates anciennes, il parut utile de faire durer ainsi, sous l'égide même de la liberté, l'organisation rurale que le servage avait établie.

L'indivision, plus ou moins compliquée d'autres vestiges serviles et plus ou moins limitée, forma

dont Kindlinger rapporte la charte aux Preuves de son Hist. du Servage (t. II, p. 220); ils devenaient serfs faute d'avoir payé leur cens après trois avertissements. — Cf. Prolég. d'Irm., §§ 112 et 113, où M. Guérard rapproche la tenure en main-morte des institutions colonaires.

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