‹ Serfs et vilains au moyen âgeChapitre 98 sur 115 · I. Chap. XXXIV, no · texte numérisé non relu

I. Chap. XXXIV, no

CONDUCTIONS DIVERSES 26 1

teurs, d'interdire les primes de désertion que les premières constitutions hostisiales proposaient ostensiblement. En 1260, le Parlement de Paris fait défense que de nouveaux hôtes soient reçus sur une terre, aux conditions qui, cent ans plus tôt, avaient paru licites '. Se trouvant plus en mesure de faire respecter les conventions, les pouvoirs publics s'efforcèrent de retenir le travailleur sur le sol. Non seulement ils ne permirent plus qu'il fût engagé à le fuir; mais ils frappèrent sa désertion de la déshérence qu'encourait autrefors le serf. Hadventitius, Vhôte, devint un aubain de qui les biens, par une application de la mainmorte, appartinrent soît à la seigneurie où il décédait soit au roi, et le fisc royal ne permît guère que cette pénalité restât infructueuse. On maintint ou l'on restaura les hostises existantes quand on eut intérêt à le faire; cela explique des règlements aussi tardifs que ceux de 1377 et 1381; mais on ne fit plus d'hostises. Le xiii^ siècle les vit remplacer par les baux. Il est évident du reste, par ces deux textes entre autres, que le vilainage était alors parfaitement en état d'entrer dans les louages : les hôtes du comte de Champagne, malgré les abus qui les ont si fort réduits, n'hésitent pas à proposer ou à subir (alternative qu'il faut avoir présente dans

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