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MALADIES NON PARASITAIRES

On peut remédier à cet état en effectuant une taille rigoureuse et en ne cueillant pas la feuille de quelques années, par des soins culturaux assidus, en remuant profondément le terrain tout autour des racines, de façon à les aérer et en y mélangeant, si besoin est, du sulfate de fer.

La manne. — C'est le plus souvent au mois de mai, après une série de jours pluvieux et sans soleil, que cette maladie se manifeste, et principalement sur les arbres les plus vigoureux. On remarque à la face supérieure des feuilles un suc visqueux et de saveur sucrée qui rend les feuilles comme gommeuses.

Les inconvénients de cette maladie ne sont pas graves; il convient de ne pas donner cette feuille aux vers, et, pour que l'accident ne se renouvelle pas l'année suivante, il faut aérer les racines par un labour profond et tâcher de diminuer la vigueur de l'arbre.

La gangrène. — Cette maladie consiste dans la décomposition de la masse ligneuse. Si cette décomposition est accompagnée d'une sécrétion gommeuse, on l'appelle gangrène humide et, dans le cas contraire, gangrène sèche.

La décomposition commence dans la moelle et se propage le long des rayons médullaires en laissant intactes les cellules du bois.

Tant que le mal n'a pas atteint la périphérie et que l'écorce reste intacte, l'arbre continue à végéter normalement; mais, au contraire, dès que l'écorce est atteinte, il ne tarde pas à dépérir. C'est surtout en été, au moment des fortes chaleurs, que la maladie se manifeste ; les feuilles jaunissent et tombent, et les rameaux qui les portaient se dessèchent. Le mal se propage de l'extrémité des rameaux au tronc, et de là aux racines, ce qui entraîne la mort de l'arbre. On recommande de supprimer par la taille en février et mars tous les rameaux morts ou desséchés faute de maturité du bois. Lorsque l'on reconnaît qu'une branche est atteinte, on doit enlever avec un instrument bien tranchant toute la

partie malade, jusqu'à ce qu'on reconnaisse que le bois est parfaitement sain, et on recouvre la plaie avec du mastic ou du goudron.

Accidents dus aux intempéries. — Les gelées de printemps peuvent être cause de grands dommages suivant l'état de la végétation au moment où elles se produisent. Si la végétation est avancée et que toutes les feuilles soient brûlées par le froid, il peut s'ensuivre la mort de l'arbre ou d'une partie des rameaux. En ce dernier cas, il faudra couper tous les rameaux morts dès que la végétation reprend.

Lorsque la feuille seule est atteinte par la gelée et qu'une nouvelle pousse a lieu bientôt, la feuille est toujours de qualité très inférieure, et les vers qui en sont nourris donnent des produits inférieurs ; c'est ce qui s'est passé en 1903.

Les froids d'un hiver très rigoureux peuvent faire périr les jeunes plants de mûriers, surtout les greffes, lorsqu'elles ont été pratiquées en été.

La grêle cause de grands dommages aux mûriers. La feuille est comme haehée, et les parties atteintes se dessèchent promptement; elle ne peut donc plus servir à l'alimentation des vers à soie. Les jeunes rameaux sont parfois si contusionnés qu'ils se deesèehent; leur écorce est déchirée. Lorsque la grêle a produit de tels ravages, il faut supprimer les bois secs ou contusionnés et ne pas cueillir la feuille cette année-là.

Maladies parasitaires.

Parasites végétaux.

Mousses et lichens. — Le tronc et les branches principales du mûrier sont envahis par les mousses et lichens, lorsque la plante manque de vigueur et qu'elle pousse dans un lieu humide et dans un sol compact imperméable. Ce n'est guère que sur les arbres âgés que l'on

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