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PARASITES VÉGÉTAUX

recommande, dès que l'on reconnaît qu'un arbre est atteint, de l'isoler complètement de ses voisins par des tranchées de 1™,25 à 1™, 50 de profondeur. Ces tranchées doivent être pratiquées à 2™, 50 des arbres restés sains. Dès que l'arbre parait condamné à périr, on ne doit pas hésiter à l'arracher, à extraire toutes les racines qu'il faut brûler, et on doit conserver l'isolement entre la place que le mûrier arraché occupait et les racines des autres arbres.

C'est en vue de les préserver de cette maladie qu'il est essentiel de ne pas planter des mûriers, ni faire des pépinières dans tout terrain qui aurait été auparavant occupé par des mûriers ou d'autres arbres.

Pour éviter la propagation du mal par les spores, il faut, comme nous l'avons dit, mastiquer toutes les plaies des arbres ou, encore mieux, les recouvrir de goudron.

VAgancus melleus exerce surtout ses ravages dans les terrains secs et sur les coteaux.

Le pourridié. — Cette maladie des racines ne se développe, au contraire, que dans les sols humides. Elle est due à un mycélium : Dematophora necatrix, qui amène promptement la désorganisation des racines. Il se présente sous la forme de flocons blanchâtres et provoque une pourriture blanche ou grisâtre ; des filaments gris, parfois bruns, partent des flocons blanchâtres, s'étendent sur les racines et produisent, à leur tour, des amas floconeux qui traversent l'épiderme des racines. Ils vivent aux dépens des sucs nourriciers, ce qui entraîne rapidement la mort de l'arbre, car l'invasion se poursuit sans relâche, et le plus souvent la mort est amenée en deux ans.

On ne reconnaît la maladie par aucun signe extérieur, et elle ne se propage que par les racines.

U n'y a pas de remèdes curatifs ; on doit, comme dans le cas précédent, pour empêcher le mal de se répandre, isoler complètement par de profondes tranchées les sujets malades, les arracher, brûler les racines et ne laisser pousser aucun arbuste à l'endroit contaminé.

La rouille des feiilles. — Cette maladie se développe surtout au bord de la mer, sous Tinlluence des vents humides venant du large, alternant avec la forte chaleur du soleil. Les feuilles atteintes sont couvertes de taches couleur de rouille ; ces taches sont causées par le Phleospora mori. Celte maladie est très fréquente à l'automne sur la seconde feuille, mais elle se manifeste aussi quelquefois au printemps. Elle n'est pas dangereuse pour l'arbre, ni pour les vei*s à soie, comme nous l'avons dit, puisqu'ils ne consomment pas les parties atteintes.

La propagation du mal est très irrégulière. Quelquefois un mûrier atteint est entouré d'autres arbres de son espèce qui ne le sont nullement. D'autres fois même c'est une seule partie de l'arbi^ qui est atteinte, et, dans ce cas, c'est toujours celle qui est exposée au vent de la mer.

Lorsqu'une spore de Phleospora mori tombe sur une feuille de mûrier saine et trouve des conditions favorables à sa germination, elle émet desTilaments de mycélium qui pénètrent par les stomates et se ramifie de cellule en cellule. C'est pai* la désorganisation des cellules que ce mycélium produit le dessèchement des parties atteintes et les taches qui caractérisent la maladie. 11 vient ensuite produire à l'extérieur une fructification de spores qui en se disséminant répandent le mal.

Bien que la rouille des feuilles ne soit pas trop nuisible, il est bon de ramasser à l'automne les feuilles tombées des arbres atteints et de les brûler pour empêcher le renouvellement ou tout au moins la grande diffusion de la maladie au printemps suivant.

La fumagine du mûrier. — Les feuilles du mûrier sont quelquefois recouvertes d'une poussière noire qui les fait paraître comme recouvertes de suie et forme une croûte légère s' attachant facilement. Cette poussière noire est formée par les filaments mycéliens du Meliola moru Cet accident est peu grave. On n'a du reste trouvé aucun remède efficace pour le combattre.

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