‹ Série du cyanogèneChapitre 21 sur 49 · ST — TT · texte numérisé non relu

ST — TT

Carbamate d'ammo- Urée.

niaque. :

(Basarow Zeitschrifte für chemie, 1868, p. 206.)

On obtient encore l’urée en partant d’un corps qui représente À la fois les amides et les composés de cyanogène : la cyanamide. Sous l'influence de l’eau cette substance se con-

vertit en urée selon l'équation suivante :

C? Az H° + HO? 2 C°? H* Az? O*

Cette réaction s’effectue facilement en ajoutant quelques gouttes d'acide azotique à une solution de cyanamide dans l'éther; il se précipite bientôt de l’azotate d'urée.

Par les formules qui précèdent on établit nettement la filiation de l’urée, cette substance est une diamide. Mais synthétiquement on peut par cela même rattacher l’urée à la série cyanique, car on sait que c’est une propriété générale des amides de perdre de l’eau pour se convertir en cyanures, et ceux-ci à leur tour peuvent fixer de l’eau pour donner naissance aux amides. |

On est ainsi amené à la synthèse faite par Wôhler. (Annales de Chim. et de Phys., t. XX XVII, p.330.)

Au point de vue théorique l’acide cyanique peut être considéré comme le nitrile du carbonate acide d’ammoniaque, celui-ci par déshydratation successive conduit aux formules suivantes :

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