‹ Série du cyanogèneChapitre 29 sur 49 · CS H° A2 OS + O? — C!5 H8 A 75 O!2 -- H° O · texte numérisé non relu

CS H° A2 OS + O? — C!5 H8 A 75 O!2 -- H° O

Dialuramide, Murexide.

La murexide est une belle matière colorante pourpre découverte par Scheele.

Cette substance, que nous rattachons ici par les réactions à l'acide dialurique, est un des termes complexes de la série urique; il provient de l'oxydation de l'acide urique en passant toujours par l’alloxane. Avant la création de l'industrie des matières colorantes de la houille, on preparait industriellement la murexide. A cet effet, on oxydait l'acide urique par lacide azotique, pour obtenir de l'alloxane ; et celle-ci, traitée en solution concentrée et chaude par l’'ammoniaque, donnait la matière colorante par suite de transformations qui ne sont pas encore bien connues, et laissent une certaine incertitude sur la fonction chimique de la murexide. L’isoalloxanate d’ammoniaque de Hardy, produit dans des conditions semblables à la murexide et coloré comme elle, n’est pas non plus déterminé au point de vue de sa fonction,

Uréides pyruviques. — Les uréides décrits plus haut résuitent des dédoublements de l’acide urique ou se trouvent dans divers produits de l’organisme, on pourrait les qualifier d’uréides naturels. Les uréides pyruviques ne se rencontrent pas parmi ces produits, ce sont des dérivés obtenus par synthèse et décrits récemment par Grimaux (loc. cit.)

Dans la série parabanique après avoir examiné jen termes principaux : l'acide parabanique, l’hydantoïne et l'acide allanturique, nous avons fait remarquer que ces corps pouvaient se combiner deux à deux, eux ou leurs dérivés, pour donner des composés mixtes. De même, ici, dans la série de l’alloxane, outre les acides barbiturique, dialurique et l’alloxane elle-même, qui sont les types

principaux et simples, nous observons des dérivés mixtes que nous n'avons qu’a mentionner. Ce sont :

L'alloxantine ou diuréide mésoxalyltartronique qui résulte de la combinaison à équivalents égaux de l’alloxane (mesoxalylurée) avec l’acide dialurique (tartronylurée).

L’acide hydurilique étant décomposable par l’eau en acide barbiturique (malonylurée) et acide dialurique (tartronylurée), n’est autre chose qu'une diuréide malonyltartronique.

L’acide pseudo-urique de Baeyer est la diuréide tartronique.

Bien que nous n’ayons encore passé en revue que deux

acides bibasiques et leurs dérivés à fonction mixte, ceci est

“suffisant pour donner un aperçu de la série des uréides et montrer les rapports de ces corps entre eux.

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