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CAFÉINE

La caféine est un produit appartenant au groupe uri-

que; elle est identique avec la théine qu'on avait prise un instant pour une nouvelle substance ; on peut l’extraire du thé, du café du thé du Paraguay, du guarana, etc. Elle a été découverte par Robiquet et Boutron (Journal de pharm., t. XXIII, p.108). |

La caféine est identique à la méthylthéobromine préparée au moyen de l’éther méthyliodhydrique et de la théobromine extraite du cacao. Cette synthèse partielle est due à Strecker.

La caféine. C'‘H'°Az0* diffère donc de la théobromine. par CH? en plus; de même la théobromine ne diffère de la xanthine C''H‘Az'O* que par une quantité de même ordre CH. |

On a décrit de nombreuses méthodes de préparation de la caféine; parmielles deux surtout nous paraissent recommandables par leur simplicité.

L'une consiste à faire un mélange intime de chaux et de poudres de thé ou de café et à l’épuiser par l’alcool, l’autre à épuiser par le chloroforme une poudre de thé maintenue humide afin de retenir le tannin.

Le café donne environ 0,5°}, de caféine par ces méthodes.

Par l’action de la potasse la caféine se convertiten caféidine.

C!'S H!° Az* O* + H? O? — C? O* — C'# H'? Az‘ O?,

; ‘ Une partie dela matière subit une autre transformation et donne de la méthylamine.

Les relations de la caféine avec la série urique sont établies par la nature des produits d’oxydation.

Sous l'influence de l’acide azotique, la caféine se transforme en acide diméthylparabanique, et par l’action du chiore-on a du chlorure de cyanogène et de la tétraméthyl-

alloxantine; chauffée avec de la chaux sodée, elle fournit du cyanure de sodium, ce qui distingue la caféine des véritables alcaloïdes et la rattache À la série cyanique.

On connaît un assez grand nombre de sels de caféine cristallisés, mais ils sont en général peu stables.

Dans ces derniers temps, M. Fischer a publié de nombreux mémoires sur la constitution de cette substance et

en a finalement donné une formule schématique extrêmement compliquée.

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