V. COoNSIDERATION
L'indulgence accordée au bon Larron.
Ne disons rien du bon Larron: celui-là est à la croix avec Jésus-Christ, et il satisfait quoiqu’en un moment, lorsqu'il dit au compagnon de son crime et de son supplice, qui ne le fut pas de sa pénitence : (Luc. 23. 40, 41.) Vous ne ‘ craiguez pas Dieu, quoique vous vous trouviez ‘ condamné au même supplice? Encore pour ‘ nous, c’est avec Justice, puisque nous souffrons
er leur aura él faille
été si von les disentes ordires, ne CŒœUTS > ne dis quand ces ex- Up Insns un Si enir en ulpe et Jésus, laissons Eglise ; Christ, > haute en nous
Là est à t quoiagnoïl fut pas ous ne ouviez
e pour ffrons
‘“ Ja peine que nous avons méritée ; mais celui- “ ci n’a rien fait” Il fut absous à l'instant par la bouche de Jésus-Carist ; et le Paradis lui fut promis dans le même jour. Que Jésus pardonne aisément à ceux qui souffrent avec lui, et qui font un sacrifice volontaire de leurs maux quoique forcés!
PRIERES, AFFECTIONS ET RESOLUTIONS
Sur l'exemple du Paralytique et de la Femme adultére.
UI ne serait touché de cette parole de
l'Evangile (Mat. 9. 2): Jésus voyant leur Joi, (celle de ceux qui descendirent le Paralytique par le toit,) il lui dit (Luc, 5, 20): Aie confiance, mon fils, tes péchés te sont remis : il pardonne au malade ; mais il est expressément marqué, que c’est à la considération, non-seulement de sa foi, mais encore de celle des autres.
A quelque prix que ce soit, Ô mon Sauveur, je veux vous aborder pour obtenir votre indulgence : si je ne puis entrer par la porte, je me ferai descendre par le toit ; je tenterai les voies les plus difficiles : je ne vous aborderai pas seul ; j'aurai avec moi des intercesseurs semblables à ceux qui descendirent ce Paralytique aux pieds du Sauveur et dont la foi le toucha.
Tous les Saints, disait David (Po. 81 6), prieront au temps convenable pour la rémission de mon péché. Prions donc les uns pour les autres: ce temps convenable est le temps de l’indulgence et de la miséricorde ; et c’est alors plus que jamais que les Saints prient pour les pécheurs. Ah! si
SR ro EE
je ne puis approcher moi-même, je me ferai porter au Sauveur par mes frères et par les Saints : peut-être qu’ayant égard à leur foi plutôt qu’à la mienne, il me fera miséricorde.
Si je puis jamais concevoir de quelle mort Jésus retire mon ame infidèle ; plus touché de reconnaissance et de la douleur de mon crime que cette femme adultère, Jj’obtiendrai un prompt pardon par l’excès de ma douleur.
Sur l'exemple de Saint Pierre et du bon Larron.
Jésus, vous me regardez. Vous me reprochez secrètement, que comme Saint Pierre, par un excès de témérité, je me suis jeté dans le péril malgré vos menaces et vos défenses, et malgré le juste sentimeut que vous vouliez m’inspirer de ma faiblesse. Je veux toujours croire en me flattant que ces entretiens, que ces occasions qui m’ont si souvent été funestes, ne me nuiront pas; Je demeure dans ces conversations dangereuses où règnent la corruption, la médisance, le libertinage et l’impiété, et je croirai ne me brüler pas en me jetant au milieu des flammes ? O mon Sauveur, je fuirai à l’exemple de Saint Pierre, quoi qu’il m’en coûte, le dangereux commerce de ceux avec qui je me suis perdu. Je le fuirai avec cet apôtre, et pour éviter les occasions du mal, et pour pleurer seul en liberté mon ame perdue et mo:
innocence souillée. Puisse ce baptême de larmes être si abondant, que tous mes péchés y soient noyés, et que j'y expie la peine comme j'espère y effacer la coulpe,.
ai poraints :
t qu’à
» mort ché de crime ai un
;arron.
reprore, par Jans le ses, et vouliez DUJours que ces tes, ne onveruption, Et Je milieu à l’ex- \ coûte, i Je me tre, et ir pleiet moï de larichés y comme
Seigneur, vous m’attachez à votre croix par ces pertes des biens, par ces afHictions, par ces maladies : faites dans mon cœur une si vive impression de votre justice, que j’obtienne par une sainte société avec vos souffrances une pleine miséricorde,
JII. POINT.
Indulsence de Saint Paul, après avoir exercé une jusle rigueur.