‹ Sermons (volume 2)Chapitre 57 sur 60 · LA MORTALITÉ · texte numérisé non relu

LA MORTALITÉ

morts, et il sera l'appui des vieillards qui ont perdu leur appui, et il viendra au-devant d'eux jusqu'au bord de la tombe pour les réunir à leurs fils et leurs filles. Familles en deuil . . . entendez-le bien î Dieu sait le nombre de vos morts, et si le monde l'oublie. Dieu ne l'oubliera point, pas même quand après le fléau les acclamations de reconnaissance et de joie de tout un peuple délivré couvriraient de leur bruit les gémissemens de votre douleur.

Chrétiens ! que notre joie ne nous rende pas insensibles aux longs regrets de nos frères; mais en revanche, que leur douleur ne refroidisse pas notre gratitude. Voyez, pour nous servir d'exemple, après ce funèbre récit où quelques traits vifs et courts peignent si bien la désolation d'Israël, voyez quel essor prend tout-à-conp le génie de l'historien sacré pour peindre avec non moins de force sa dé' livrance: Quand Fange eut étendu sa main sur Jérusalem pour la détruire , l'Eternel se repentit de ce mal, et dit à l'Ange: C'est assez! retire maintenant ta main. O M. F., n'est-ce pas là encore notre propre histoire? Ne vous rappelez-vous pas ces jours où la main de l'ange était étendue, où chaque jour elle s'appesantissait davantage, et ne semblaitil pas alors que notre Jérusalem allait être détruite? Mais l'Éternel se repentit de ce mal, vive et simple expression qui rapproche de nous la bonté de Dieu, la met pour ainsi dire à notre portée, et nous familiarise avec elle; expression sublime, si l'on ne

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