‹ Sermons (volume 3)Chapitre 7 sur 61 · ABU A · texte numérisé non relu

ABU A

malheur. Le plus cruel, celui qui paraît l'avoir le plus confondu, fut la maladie dangereuse du jeune Abija, son fils aîné, l'héritier de ce trône qu'il payait si cher, l'objet de toutes ses espérances M. F., les afflictions les plus terribles pour

les princes sont leurs afflictions de famille, parce qu'ils se sentent alors faibles comme nous au milieu de leurs grandeurs ; parce qu'ils ne trouvent moven dans leur gloire ni de s'en dédommager, ni de s'en distraire; parce que la pompe qui les environne les gène dans leurs larmes; ce n'est pas sur un trône que l'on pleure à son aise, et un malheur domestique y frappe d'autant plus fortement, que l'on est puissant contre tout, excepté contre ces douleurs. Aussi Jéroboam, qui avait résisté à tant d'avertissemens du Ciel, ne tint pas contre celui-ci. Depuis long-temps il avait rompu tout commerce avec le vieux prophète qui était venu de la part de Dieu, au commencement de son règne, lui annoncer ses grandes destinées et lui prescrire ses grands devoirs. Jéroboam l'avait oublié. Il s'en souvient quand il ne sait plus qui consulter sur le sort d'un fils chéri, malade et mourant, sans espoir sous ses yeux, et il envoie son épouse l'interroger. C'était, vous le voyez, donner un démenti au culte des veaux d'or qu'il avait fondé, que de recourir à un prophète de l'Éternel; c'était renverser d'une main les idoles qu'il élevait de lautre; c'était dire à ses sujets: Ces dieux-là et ces prètres-là sont assez bons pour vous; mais pour

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