NATHAN A£L
pense ! quel encouragement ! quelle gloire ! qu'il est doux d'être bien connu, quand on ne peut que gagner à Têtre, et qu'une approbation est précieuse, donnée par celui qui ne peut se tromper!... Cette approbation, vous, quand vous la méritez, à tout moment vous la recevez, et il ne s'écoule pas une heure de piété, de foi, de charité et de vertu dans votre vie, où le Christ ne dise aussitôt de vous : voici vraiment un Israélite ! triomphe qu^aucun autre n'égale ! Ce sont là les premiers fleurons des couronnes impérissables de l'immortalité, et si vous êtes encouragés au bien quand vos amis de la terre vous louent justement, que ferez-vous donc après les approbations de votre céleste ami, de celui qui vous a aimés le premier^ de celui qui vous a tant aimés qu'il a donné sa vie pour vous ! Pénétrez-vous de ces magnifiques et saintes pensées, et retournez dans le monde, retournez aux moissons de vos champs, aux œuvres diverses de vos mains ^ allez cultiver, à la sueur de votre front, votre part de cette terre; allez vivre le reste de votre vie sous le figuier et sous l'olivier de vos pères; allez y attendre le dernier appel; mais souvenez-vous qu'alors le Christ dira à chacun de vous : tô, je te voyais !