SUB L UNITE
c'est ma deroière partie ^ où nous verrons dans le sein de Tunité catholique des remèdes pour prévenir les moindres commencements de division et de trouble. Que de grandeur et que de beauté ! mais que de force , que de majesté , que de vigueur dans TÉgiise! Car ne croyez pas que je parle d'une beauté superficielle qui trompe les yeux. La vraie beauté vient de la santé : ce qui rend T Église forte , la rend belle ; son unité la rend belle , son unité la isend forte. Voyons donc, dans son unité, et sa beauté et sa force ; heureux si, l'ayant vue belle premièrement dans son tout, et ensuite dans la partie à laquelle nous nous trouvons immédiatement attadiés , nous travaillons à finir jusqu'aux moindres dissensions qui pourraient défigurer une beauté si parfaite. Ce sera le fruit de ce discours, et c'est sans doute le plus digne objet qu*on puisse proposer à un si grand auditoire,
PREMIER POINT
J'ai , messieurs , à vous prêcher un grand mystère ; c'est le mystère de l'unité de l'Église. Unie au dedans par le Saint- Esprit , elle a encore un lien commun de sa communion extérieure , et doit demeurer unie par un gouvernement où l'autorité de Jésus-Christ soit représentée. Ainsi l'unité garde l'unité ; et , sous le sceau du gouvernement ecclésiastique , l'unité de l'esprit est conservée. Quel est ce gouvernement ? quelle en est la forme .^ Ne disons rien de nous mêmes; ou* vrons l'Évangile ; l'Agneau a levé les sceaux de ce sacré livre , et la tradition de l'Église a tout expliqué.
Nous trouverons dans T Évangile, que Jésus-Christ voulant commencer le mystère de l'unité dans son Église, parmi tous ses disciples en choisit douze; mais que. voulant consommer le mystère de l'unité dans la même Église , parmi les douze il en choisit un. « Il appela ses disciples , » dit l'Évangile ' : les voilà tous ; « et parmi eux il en choisit douze. » Voilà une première séparation , et les apôtres choisis. « Et voici X les noms des douze apôtres : le premier estSiinon, qu'on ap-
* Luc. VI. 13.
0B L EGLISE* 9a
« pdle Pierre *. »^ VoHà , dans une seconde séparation , saint Pierre mis à la tête, et appelé pour cette raison du nom de Pierre y « que Jésus-Christ, dit saint Marc *, lui avait donné v » pour prépsu-er ^ comme vous verrez, l'ouvrage qu'il méditait, d'élever tout son édifice sur cette pierre. • Tout ceci n*est encore qu'un commencement du mystère de l'unité. Jésus-Christ, en le commençant, parlait encore à plusieurs : » Allez, prêchez, je V4)us envoie ; » Iteyprxdicate, nUtto vos 3 : mais quand il veut mettre la dernière main au mystère de l'unité. Une parle plus à plusieurs; il désigne Pierre personnellement et par le nouveau nom qu'il lui a donné ; c'est un seul qui parle à un seul : Jésus-Christ Fils de Dieu, à Simon fils de Jonas : Jésus-Christqui est la vraie pierre, et fort par luimême, à Simon qui n'est Pierre que par la force que Jésus* Christ lui communique : e'est à celui-là- que Jésus-Christ parle ; et bi lui parlant il agit en lui , et y imprime le caractère d«^sa fermeté : « Et moi , dit-il ^ , je te dis à toi , Tu. es « Pierre ; et , ajoute-t-il , sur cette pierre j'établirai, mou « Église; et, conclut-il , les portes de l'enfer ne prévaudront « point contre elle. » Pour le préparer à cet honneur , Jésus- Christ , qui sait que la foi qu'on>a en lui est le fondement de son Église , inspire à Pierre une foi digne d'être le fondement jde cet admirable édifice : « Vous êtes le Chidst Fils du Dieu « vivant^. » Par cette haute prédication de la foi ^ il s'attire l'inviolable promesse qui le fait le fondement de l'Église. La parole de Jésus-Christ, qui de rien fait ce qu'il lui plaît, donne cette force à un mortel. Qu'on ne dise point,, qu on ne pense point que ce ministère de saint Pierre finisse avec lui ; ce qui doit servir de soutien à une Église étemelle ne peut jamais avoir de fin. Pierre vivra dans ses successeurs; Pierre parlera toujours dans sa chaire ; c'est ce que disent les Pères ; c'est ce que confirment six cent trente évêques au concile de Chalcédoine^.
* Matth. X. 2. — i Marc. m. I6. — 3 Matth. x. 6, 7, I6. - * Ibid. x?i. 18. - * Ibid. 16. — « Ck)nc. Chald. Act. ii, m, Lab. lom. ly, col. 308, 425. Relat. adLeoD. ibid. col. 833.
94 8UB L*UNITt
Jésus-Christ ne parle pas sans effet. Pierre portera partout avec hii , dans cette haute prédication de la foi , le fondement des Églises ; et voici le chemin cpi'il lui faut faire. Par Jérusalem, la cité sainte où Jésus-Christ a pani ; où « TÉglise de- « vait commencer ', » pour continuer la succession du peuple de Dieu ; où Pierre par conséquent devait être longtemps le chef de la parole et de la conduite; d*où il allait visitant les Églises persécutées*, et les confirmant dans la foi; où il fallait que le grand Paul , Paul revenu du troisième ciel , le vtnt voir', non pas Jacques, quoiqu'il y fût; un si grand apôtre, « ftôre du 2Seigneur4, » évéque de Jérusalem , appelé le Juste, et également respecté par les chrétiens et par les Juifs : ce n'était pas lui que Paul devait venir voir ; mais il est venu voir Pierre , et le voir, selon la force de l'original, comme on vient voir une chose pleine de merveilles , et digne d'être recherchée; « le contempler, l'étudier, dit saint Jean-Chrysos- « tome ^, et le voir comme plus grand aussi bien que plus « ancien que lui , » dit le même Père : le voir néanmoins , non pour être instruit , lui que Jésus-Christ instruisait luimême par une révélation si expresse ; mais afin de donner la forme aux siècles futurs , et qu'il demeurât établi à jamais que, quelque docte , quelque saint qu'on soit , fût-on un autre saint Paul , il faut voir Pierre : par cette sainte dté et encore par Antioche , la métropolitaine de l'Orient ; mais ce n'est rien , la plus illustre Église du monde , puisque c'est là que le nom de chrétien a pris naissance ; vous l'avez lu dans les Actes ^; Église fondée par saint Barnabe et par saint Paul; mais que la dignité de Pierre oblige à le recon^ naître pour son premier pasteur; l'histoire ecclésiastique en fait foi : où il fallait que Pierre vînt, quand elle se fut distinguée des autres par une si éclatante profession du christianisme, et que sa chaire à Antioche fit une solennité dans les Églises : par ces deux villes, illustres dans l'Église chrétienne par des caractères si marqués, il fallait qu'il vînt à Rome
• Lac. XXIV. 47. — « Act. ix. 32. - » Gai. I, 18. — « Ibid. 19. - » In Epist. ad Gai. cap. i , n. il , tom. x, p. «77. — 6 Acl. xi. 2ft.
DE l'sGLISB. 9é
plus illustre encore : Rome, le chef de Tidolâtrie aussi bien que de remj[ûre , mais Rome , qui , pour signaler le triomphe de Jésus-Christ, est prédestinée à être le chef de la reli^on et de rÉglise, doit devenir par cette raison la propre Église de saini Pierre ; et voilà où il faut qu'il vienne , par Jérusa* lem et par Antioche.
Mais pourquoi voyons-nous ici Fapôtre saint Paul ? le mysr tère en serait long à déduire. Souvenez-vous seulement du grand partage , où Tunivers fut comme divisé entre Pierre et Paul ; où Pierre , chargé du tout en général par sa primauté, et par un ordre exprès chargé des Gentils qu'il avait reçus en la personne de Cornélius le Centurion', ne laisse pas, pour faciliter la prédication, de se charger du soin spécial des Jui£s, comme Paul se chargea du soin spécial des Gentils >. Puisqu'il ûdlait partager , il fallait que le premier eût les aînés ; que le chef, à qui tout se devait unir , eût le peuple sur lequel le reste devait être enté , et que le vicaire de Jésus-Christ eût le partage de Jésus-Christ même. Mais ce n'est pas encore assez ; et il £aiut que Rome revienne au partage de saint Pierre : car encoie que , comme chef de la gentilité , elle fût plus que toutes les autres villes comprise dans le partage de l'apôtre des Gentils; comme chef de la chrétienté , il faut que Pierre y fonde l'Église : ce n'est pas tout ; il faut que la cx)mmission extraordinaire de Paul expire avec lui à Rome, et que, réunie à jamais , pour ainsi parler , à la chaire suprême de Pierre à laquelle elle était subordonnée , elle élève l'Église romaine an comble de l'autorité et de la gloire. Disons encore ; quoique ces deux frères , saint Pierre et saint Paul, nouveaux fondateurs de Rome, plus heureux, comme plus unis, que ses deux premiers fondateurs , doivent consacrer ensemble l'Église romaine ; quelque grand que soit saint Paul en science, en dons spirituels, en charité, en courage; encore qu'il ait « travaillé plus que tous les autres apôtres ^ , » et qu'il i^aisse étonné lui-même de ses grandes révélations 4
» Act I. — a Gai. 11. 7, 8, ». - 3 I. Cqp. XV. le. — ♦ II. Cor. H. 7»
d6 SUR l'unité
et de Texcès de ses lumières , il faut que la parole de Jésus- Christ prévale : Rome ne sera pas la chaire de saint Paul, mais la chaire de saint Pierre ; c'est sous ce titre qu'elle sera plus assurément que jamais le clief du monde : et qui n^ sait ce qu'a chanté le grand saint Prosper , il y a plus de douze cents ans ' : « Rome le siège de Pierre , devenue sou3 « ce titre le chef de l'ordre pastoral dans tout l'univers, s'as- « sujettit par la religion ce qu'elle n'a pu subjuguer par les n armes? » Que volontiers nous répétons ce sacré cantique d'un Père de l'Église gallicane! c'est le cantique de la paix , où , dans la grandeur de Rome , l'unité de toute l'Église est célébrée.
Ainsi fut établie et fixée à Rome la chaire étemelle. Cest cette Église romaine qui , enseignée par saint Pierre et ses successeurs , ne connaît point d'hérésie. Les donatistes affectèrent d'y avoir un siège * , et crurent se sauver par ce moyen du reproche qu'on leur faisait, que la chaire d'unité leur manquait : mais la chaire de pestilence ne put subsister, ni avoir de succession auprès de la chaire de vérité. Les manichéens se cachèrent quelque temps dans cette Église ^ : les y découvrir seulement a été les en bannir pour jamais. Ainsi les hérésies ont pu y passer, mais non pas y prendre racine. Que, contre la coutume de tous leurs prédécesseurs , un ou deux souverains pontifes , ou par violence ou par surprise, n'aient pas assez constamment soutenu ou assez pleinement expliqué la doctrine de la foi; consultés de toute la terre, et répondant durant tant de siècles à toutes sortes de questions de doctrine, de discipline, de cérémonies, qu'une seule de leurs réponses se trouve notée par la souveraine rigueur d'un concile œcuménique; ces fautes particulières n'ont pu faire aucune impression dans la chaire de saint Pierre. Un vaisseau qui fend les eaux n'y laisse pas moins de vestiges de son passage. C'est Pierre qui a failli , mais qu'un regard de Jésus ramène aussitôt 4, et qui, avant que le Fils de Dieu lui déclare sa
' s. Prosp. Carm. de Ingr. cap. ii. — » S. Opi. Mil. lib. ii, n. 4, pas* 89; edit, 1700. — 3 s. Léo. Serm. xli, cap. v. — < Lac. xxii.61.
fatile fulure, assuré de sa conversion, reçoit Tordre « de con- « fîrmerses frères » : » et quels frères? les apôtres ; les colonnes mêmes : combien plus les siècles suivants! Qu*a servi à ^l'hérésie des Monoihélites , d'avoir pu surprendre un pape? Fanathème qui lui a donné le premier coup n*en est pas moins parti de cette chaire qu'elle tenta vainement d'occuper; et le concile sixième ne s'en est pas écrié avec moins de force : « Pierre a parlé par Agathon ^. » Toutes les autres hérésies ontTeçu du même endroit le coup mortel. Ainsi l'Église romaine est toujours vierge ; la foi romaine est toujours la foi de ri^lise ; on croit toujours ce qu'on a cru; la même voix retentit partout; et Pierre demeure dans ses successeurs le fondement des fidèles. C'est Jésus-Christ qui l'a dit , et le ciel et la terre passeront plutôt que sa parole.
Mais voyons, encore en un mot, la suite de cette parole. Jesns-Christ poursuit son dessein ; et après avoir dit à Pierre , « étemel prédicateur de lafoi : « Tu es Pierre, «t surcette pierre « je bâtirai mon Église ^ , » il ajoute : « et je te donnerai les « clefs du royaume des cieux. » Toi, qui as la prérogative de la prédication de la foi , tu auras aussi les clefs qui désignent Tautorité du gouvernement ; « ce que tu lieras sur la terre sera « lié dans le ciel , et ce que tu délieras sur la terre sera délié « dans le ciel. » Tout est soumis à ces clefs, tout, mes frères, rois et peuples , pasteurs et troupeaux : nous le publions avec joie ; car nous aimons l'unité , et nous tenons à gloire notre obéissance. C'est à Pierre qu'il est ordonné premièrement « d'aimer plus que tous les autres apôtres , » et ensuite « de « paître » et gouverner tout, « et les agneaux et les brebis 4, » et les petits et les mères, et les pasteurs même; pasteurs à l'égard des peuples , et brebis à l'égard de Pierre, ils honorent en lui Jésus-Christ , confessant aussi qu'avec raison on lui demande un plus grand amour, puisqu'il a plus de dignité avec plus de charge ; et que parmi nous , sous la discipline
' Lac. 32, — ' Conc. Const. m, gen. vi, Serin, acclam. adlmp. Act. XVIII, tom. VI Conc, col. 1053. — ^ Matth. xvi. I8, 19. — * Jean. xxi. 1&,I6,I7.
98 SUR l'unitb
d'un maître tel que le nôtre , il faut , selon sa parole , « que > le premier soit comme lui, par la charité, le serviteur de « tous les autres'. »
Ainsi saint Pierre parait le premier en toutes manières : le premier à confesser la foi*, le premier dans Tobligation d'exercer l'amour ^ ; le premier de tous les apôtres qui vit Jésus-Christ ressuscité des morts 4, comme il en devait être le premier témoin devant tout le peuple ^ ; le premier quand il fallut remplir le nombre des apôtres ^ ; le premier qui confirma la foi par un miracle 7 ; le premier à convertir les Juifs ^ ; le premier à recevoir les Gentils 9 ; le premier partout; mais je ne puis pas tout dire. Tout concourt à établir sa primauté; oui , ' mes frères , tout , jusqu'à ses fautes , qui apprennent à ses successeurs à exercer une si grande puissance avechumilité et condescendance : car Jésus-Christ est le seul pontife qui , au dessus , dit saint Paul '*" , du péché et de l'ignorance , n'a pu ressentir la faiblesse humaine que dans la mortalité , ni apprendre la compassion que par ses souffrances; mais les pontifes ses vicaires, qui tous les jours disent avec nous , « Parte donnez-nous nos fautes, » apprennent à compatir d'une autre manière , et ne se glorifient pas du trésor qu'ils portent dans un vaisseau si fragile.
Mais une autre faute de Pierre donne une autre leçon à toute l'Église. Il en avait déjà pris le gouvernement en main, quand saint Paul lui dit en face , « qu'il ne marchait pas « droitement selon l'Évangile " ; » parce qu'en s'éloignant trop des Gentils convertis, il mettait quelque espèce de division dans l'Église. Il ne manquait pas dans la foi , mais dans la conduite : je le sais; les anciens l'ont dit, et il est certain. Mais enfin saint Paul faisait voir à un si grand apôtre qu'il manquait dans la conduite <> ; et encore que cette faute lui fût commune avec Jacques , il ne s'en prend pas à Jacques , mais
» Marc. X. 44. — » Matth. xvi. I6. — * Joan. xxi. 15 et scq. — * I. Cor. XV. 6. - * Acl. II. 14. — • Ibid. 1. 15. — ' Ibid. m. 6,7. — • Ibid. II. 14. - » Ibid. X. - '• Hebr. ii. 17, 18. iv. 15. vn. 26. — " Cal. ii. 11,24. — >> Ibid. II.
DE l'Église. 99
à Pierre, qui était chi^rgé du gouvernement; et il écrit la faute de Pierre dans une épttre , qu'on devait lire éternellement dans toutes les Églises avec le respect qu'on doit à l'autorité divine : et Pierre, qui le voit, ne s'en fâche pas; et Paul , qui l'écrit , ne craint pas qu'on l'accuse d'être vain. Ames célestes , qui ne sont touchées que du bien commun ; qui écrivent, qui laissent écrire , aux dépens de tout, ce qu'ils croient utile à la conversion des Gentils et à l'instruction de la postérité! Il fallait, que dans un pontife aussi éminent que saint Pierre, les pontifes ses successeurs apprissent à prêter l'oreille à leurs inférieurs y lorsque, beaucoup moindres que saint Paul ^ et dans de moindres sujets , ils leur parleraient avec moins de force , mais toujours avec le même dessein de pacifier l'Église. Voilà ce que saint Cyprien ' , saint Augustin' , et les autres Pères, ont remarqué dans cet exemple de saint Pierre. Admirons, après ces grands hommes, dans l'humilité, l'ornement le plus nécessaire des grandes places ; et quelque chose de plus vénérable dans la modestie que dans tous les autres dons ; et le monde plus disposé à l'obéissance , quand celui à qui on la doit obéit le premier à la raison ; et Pierre , qui se corrige, plus grand , s'il se peut , que Paul qui le reprend. . Suivons; ne vous lassez point d'entendre le grand mystère qu'une raison nécessaire nous oblige aujourd'hui de vous prêcher. On veut de la morale dans les sermons , et on a raison, pourvu qu'on entende que la morale chrétienne est fondée sur les mystères du christianisme. Ce que je vous prêche , « je vous le dis , est un grand mystère en Jésus- (1 Christ et en son Église ^ ; » et ce mystère est le fondement de cette belle morale qui unit tous les chrétiens dans la paix, dans l'obéissance, et dans l'unité catholique.
Vous avez vu cette unité dans le saint-siége : la voulez- vous voir dans tout l'ordre et dans tout le collège épiscopal ? Mais c'est encore en saint Pierre qu'elle doit parattre, et encore dans ces paroles : « Tout ce que tu lieras sera lié ; tout ce
• s. Cypr. EpUt Lxxi, p. 127. — » S. Aag. Epist. lxxxiii, n. 22, tom. u, ool: 198. — 3 Ephes. v. 32.