‹ Sermons choisis de Bossuet (volume 2)Chapitre 34 sur 139 · POUH L4 PËT« DE TOUS LES SAINTS · texte numérisé non relu

POUH L4 PËT« DE TOUS LES SAINTS

nité vous est assarée. Et certes il ne lient qu'à vous de la rendre heureuse : mais si vous refusez ce présent divin , une autre éternité vous attend ; et vous vous rendrez digne d'un mal étemel , pour avoir perdu volontairement un bien qui le pouvait èVce,

Entendez^TOQS ces vérités? Qn'avez-vous à leur opposer? Les eroyee-vous à Fépreuve de vos ftivoles raisonnements et de vos élusses railleries? Murmurez et raillez tant qu'il vous plaira , le Tout-Puissant a ses règles , qui ne changeront ni pour vos murmures , ni pour vos bons mots; et il saura bien vous faire sentir, quand il lui plaira , ce que vous refusez maintenant de croire. Allée , courez-en les risques, montrezvous brave et intrépide , en hasardant tous les jours votre éternité. Ah! plutôt, chrétiens, craignez de tomber en ses mains terribles. Remédiez aux désordres de cette conscience gangrenée. Pécheurs , il y a déjà trop longtemps que Fenflure de vos plaies est sans ligatures , que vos v, blessures invétérées « n'ont été frottées d'aucun baume : » Vulnus et livor, et plaça tumens; non est circumligata , nec curata medicami' ne, fieque fota oteoK Cherchez un médecin qui vous traite ; cherchez un confesseur qui vous lie par une discipline salutaire : que ses conseils soient votre huile; que la grâce du sacrement soit un baume bénin sur vos plaies. Ou si vous vous êtes approchés de Dieu , si vous avez fait pénitence dans une si grande solennité, allez donc désormais, et ne péchez plus. Quoi ! ne voulez-vous rien espérer que dans cette vie ? Ah ! ce n'est point la raison , c'est le dépit et le désespoir qui inspirent de telles pensées. S'il était ainsi , chrétiens , si toutes nos espérances étaient renfermées dans ce siècle, on aurait quelque raison de penser que les animaux l'emportent sur nous. Nos maladies, nos inimitiés , nos chagrins, nos ambitieuses folies , nos tristes et malheureuses prévoyances, qui avancent les maux, bien loin d'en empêcher le cours, mettraient nos misères dans le comble. Éveillez-vous donc, ô enfants d'A-

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dam ! mais plutôt éveillez- vous , ô enfants de Dieu , et songez au lieu de votre origine!

Sire , celui-là serait haï de Dieu et des hommes , qui ne souhaiterait pas votre gloire même en cette vie , et qui refuserait d'y concourir de toutes ses forces par ses fidèles services. Mais certes je trahirais Votre Majesté, et je lui serais infidèle , si je bornais mes souhaits pour elle dans cette vie périssable. Vivez donc toujours heureux , toujours fortuné , victorieux de vos ennemis, père de vos peuples : mais vivez toujours bon, toujours juste, toujours humble et toujours pieux, toujours attaché à la religion , et protecteur de TÉglise. Ainsi nous vous verrons toujours roi , toujours auguste , toujours couronné , et en ce monde , et en Fautre. £t c'est la félicité que je vous souhaite , avec le Père , le Fils et le Saint-Esprit.

SERMON

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