‹ Sermons choisis de BossuetChapitre 102 sur 223 · Il«»f., n · texte numérisé non relu

Il«»f., n

DE LA ^'ATiVITfî DE NOTRE-SEIGNEUR 243

ce qui lui fait pitié, il le sauve ; tout ce qu'il plaint, il le guérit. Or nous avons appris de l'Apôtre qu'il plaint tous les maux qu'il a éprouvés : et quels maux n'a-t-il pas voulu éprouver? 11 a senti les infirmités, il les guérira; les appréhensions, il les guérira; les ennuis, les langueurs, ii les guérira; la mortalité, ii la guérira; tous les maux, il guérira tout. « Car c'est parce qu'il a souffert lui-même, et qu'il a été tenté et éprouvé, qu'il est puissant pour secourir ceux qui sont tentés et mis à l'épreuve : » In eo mim in qiio passus est l'pse et tentatus, potens est et eis qui tentantur auxiliari^. Par conséquent, mes frères, espérons bien des faiblesses de notre nature; disons tous ensemble avec le Psalmiste : Secundum muUitudimm dolonim mewum in corde meOf consolationes tuœ lœtificaverunt animam meam^ : « Selon la multitude de mes douleurs, vos consolations, ô mon Dieu, se sont répandues abondamment en mon âme. » Autant que je vois d'infirmités en Notre-Seigneur , autant je me promets de grandeur pour moi; et ainsi n'ai-je pag raison de vous dire que, s'il a pris nos infirmités, c'est pour les guérir? C'était ma seconde partie : Dieu nous fera la grâce d'établir en peu de mots la troisième sur des raisons aussi convaincantes.

TROISIÈME POINT

Achevez vcrtre ouvrage, ô divin Sauveur I mettez la dernière main au salut des hommes par votre crèche par votre étable, par votre misère, par votre indigence. Le Fils de Dieu, messieurs, en se faisant homme et nous rendant la liberté d'approcher de Dieu, nous montrait où il fallait tendre ; en se soumettant aux faiblesBes de la nature, il nous confirmait tout ensemble et la vérité de sa

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