Epist. ixy, ad Maurie. Aufi
David son père, et il plut à tous : » Sedit Sahmon super so- Hum Domim vro David pâtre suo, et cunctis placuit^. Remarquons ici en passant, messieurs, que le trône royal appartient à Dieu, et que les rois ne le remplissent qu'en son nom. C'est une cho;.e bien magnifique pour les rois, et qui nous oblige à les révérer avec une espèce de religion, mais par laquelle aussi Die\'. les avertit d'exercer saintement et divinement une autorite divine et sacrée. Mais revenons à Salomon : il p'assit donc, iit l'Écriture, dans le trône du Seigneur, en la place de David son père, et il plut à tous : c'est la première peinture q \e nous fait le Saint-Esprit de ce grand prince. Mais ^près ^u'il eut commencé de gouverner,ses affaires, et qu'on l^ vit appliqué à faire justice à tout le monde avec grande Cv nnaissance, la même Écriture relève son style, et parle de ui en ces termes : « Tout Israël entendit que le roi jugeaii droitement, et ils craignirent le roi, voyant que la sageb.>e de Dieu était en lui, pour rendre justice : » Audivit itaqu^ omnis Israël judicium quod rsx judicasset, et timuerunt regem, viderites sapietUiam Dei esse m eo ad faciendum judicium s. Sa mine haute et relevée le faisait aimer; sa justice le fait craindre de cette crainte de respect qui ne détruit pas l'amour, mais qui le rend plus retenu et plus circonspect. Les bons respiraient BOUS sa protection, et les méchants appréhendaient son bras et ses yeux, qu'ils voyaient si éclairés et si appliqués tout ensemble à connaître la vérité. La sagesse de Dieu était ^n lui, et l'amour qu'il avait pour la justice lui faisait trouver les moyens de la bien connaître : c'est la seconde qualité que la justice demande, et j'ai promis aussi «ie Ia traitef dans ma deuxième partie.