FEN8ÉE
Qôug conndisson«, qui est nous-mêmes. Mais si nous sommes le miroir où nous voyons les affections des autres, les autres doivent être le miroir où nous voyo». la difformité de nos propres vices, que nous ne remarquons pas assez quand nous les considérons en nous-mêmes.
On est habitué à juger des autres par soi-même : iH semble que nous ne pouvons presque pas faire autrement; mais c'est conjecture. Là, nous faisons deux fautes : premièrement, d'attribuer aux autres nos vices ; secondement, de les voir dans les autres bien plus grands qu'en nousmêmes; et la troisième faute que nous commettons, c'est qu'en voyant les fautes des autres nous devrions songer, par la même raison, que nous en sommes capables, et gémir pour eux en tremblant pour nous. Nous ne pardonnons rien aux autres; nous ne refusons rien à nous-mêmes.
Tout oblige l'homme de se tenir en posture d'un criminel, qui doit non juger, mais être jugé, « jusqu'à ce que le Seigneur vienne, qui produira à la lumière ce qui est caché dans les ténèbres : » Quoadusque veniat qui illuminabii abscondita tenebrarum*. Pour juger, il faut être innocent. Le coupable qui juge les autres se condamne lui-même par même raison. In quo enim judicas alium, teipsum cmidemnas *. Qui sine peccato est vestrum, primus in illam lapidem mittat^ : a Que celui d'entre vous qui est sans péché lui jette le premier la pierre. » Hypocrita, ejiceprimum trabem de oculo tuo^ : « Hypocrite, ôtez premièrement la poutre de votre œil. » Hypocrite; parce qu'il fait le vertueux en reprenant les autres. Il ne l'est pas; parce qu'il ne se corrige pas soi-même. Il reprend ce qu'il ne peut pas amender, il n'amende pas ce qui est en son pouvoir. Suivez les
\ . I Cor.f it, I.
ï.. Rom., II, i.