‹ Sermons choisis de BossuetChapitre 205 sur 223 · Matth., vu · texte numérisé non relu

Matth., vu

faomraes, ils vous blâment; ne les s^uivez pa&, ils vous critiquent de môme par un désir opiniâtre de contredire.

Il est nécessaire de se mettre en la place des autres, pour juger de la . même mesure ce que l'on fait et ce que l'on souffre. Dieu, par l'injure que nous souffrons, extorque de nous la confessi-'n de la vérité : « Car ceux qui font du mai aux autres reconnaissent que cela est un mal, lorsqu'on leur fait souffrir le môme traitement: » JVaï» qui mala faciunt damant mala esse quando patiuntur ^.

DS LA MEDISAKCB

La médisance attaque comme il se pratique dans la guerre : premièrement, elle tire l'épéiç ouvertement contre ses ennemis ; secondement, elle va par embûches : « La bouche de l'homme trompeur s'est ouverte pour me déchirer : » Os doloù super me apertum est *; troisièmement, ell« assiège, elle empêche toutes les ouvertures de la juatification ; elle fait venir la calomnie de tant de côtés que l'innocence assiégée ne peut se défendre : « Ils m'oat comme assiégé par leurs discours remplis de haine : » Sermôïiil^us odii circumdsderunt me '. Alors il n'y a de recours qu'à Dieu : « Ne vous taisez pas, mon Dieu, sur le sujet à& mon innocence : » Deus, laudem meam ne tacneris *.

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