Matlh.. X, 6, 7. t
main au mystère de l'unité, il ne parle plus à plusieurs, il désigne Pierre personnellement par le nouveau nom qu'il lui a donné; c'est un seul qui parle à un seul : Jésus-Christ fils de Dieu à Simon fils de Jonas; Jésus-Christ, qui est la vraie pierre, et fort par lui-même, à Simon, qui n'est pierre que par la force que JéFus-Christ lui communique . c'est à lui que Jésus-Christ parle ; et en lui parlant il agit en lui, et y exprime le caractère de sa fermet;^. : « Et moi. dit-il*, je te dis à toi : Tu es Pierre, et, ajoute-t-il, sur cette pierre j'établirai mon Église; et, conclut- il, les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle. » Pour le préparer à cet honneur, Jésus-Christ, qui sait que la foi que l'on a en lui est le fondement de son Église, inspire à Pierre une foi digne d'être le fondement de cet admirable édifice : « Vous êtes le fils du Dieu vivant ». » Par cette haute prédication de la foi, il s'attire l'inviolable promesse quile fait le fondement de l'Église. La parole de Jésus-Christ, qui de rien fait ce qu'il lui plaît, donne cette force à un mortel. Qu'on ne dise point, qu'on ne pense point que ce ministère de saint Pierre finisse avec lui : ce qui doit servir de soutien à une Église éternelle ne peut jamais avoir de fin. Pierre vivra dans ses successeurs; Pierre parlera toujours dans sa chaire : c'est ce que disent les Pères; c'est ce que confirment six cent trente évoques au concile de Chalcédoine^.
Jésus-Christ ne parle pas sans effet. Pierre portera partout avec lui, dans cette haute prédication de la foi, le fondenaent des Églises ; et voici le chemin qu'il lui faut faire. Par Jérusalem, la cité sainte, où Jésus-Christ a paru, où a l'Église devait commencer* » pour lontinuer la succession du peuple de Dieu, où Piene par conséquent devait
i. Matth., XVI, iSfe J. Ibid., (6.