I. Joann., xii, 3t
S. Ibid., ï, Id.
ravages des dernières hérésies; c'est le destin de l'Église. Uwtbo candelabrum iuum : « Je remuerai votre chandelier, » dit Jésus-Christ à l'Église d'Éphèse^; je vous ôterai 'a foi : 0 Je le remuerai ; » il n'éteint pas la lumière, il la transporte : elle passe à des climats plus heureux. Malheur, malheur encore une fois à qui la perd ; mais la lumière va son train, et le soleil achève sa course.
Mais quoi, je ne vois pas encore les rois et les empereurs I Où sont-ils, ces illustres nourriciers tant de fois promis à l'Église par les prophètes? Ils viendront, mais en leur temps. « Ne voyez-vous pas dans un seul psaume" « le temps où les nations entrent en fureur, où les rois et les princes font de vains complots contre le Seigneur et contre son Christ? » Mais je vois tout à coup un autre temps : Et ntmc, 3t nunc. « Et maintenant, » c'est un autre temps qui va paraître. Et nunc, reges, intelligite : a Et maintenant, ô roisi entendez : » durant le temps de votre ignorance vous avez combattu l'Église, et vous l'avez vue triompher malgré vous; maintenant vous allez aider à son triomphe. « Et maintenant, ô rois I entendez ; instruisez-vous, arbitres du monde, servez le Seigneur en crainte ; » et le reste que vous savez.
Durant ces jours de tempête, où l'Église, comme un rocher, devait voir les efforts des rois se briser contre elle, demandez aux chrétiens si les Césars pouvaient être de leur corps : Tertullien vous répondra hardiment que non. « Les Césars , dit-il^, seraient chrétiens, s'ils pouvaient être tout ensemble chrétiens et Césars. » Quoi, les Césars ne peuvent pas être chrétiens 1 Ce n'est pas de ces excès de Tertullien ; il parlait au nom de toute l'Église dans cet admirable Apologétique, et ce qu'il dit est vrai à la lettm. Mais il faut distinguer les temp^. Il y avait le premier
t. Apoe., H, 5.