Ibid
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« Qui vous écoute, m'écoute*; » et encore : « Les portés de l'enfer ne prévaudront point contre elle *; » et encore : «Vous êtes la lumière du monde ^; » et encore : « Dites-le h l'Église ; et s'il n'écoute pas l'Église, qu'il vous soit comm?» un gentil et un publicain*; » et encore, pour me servir du passage qui est ici allégué par Gharlemagne : a Je serai toujours avec vous jus.au'à la consommation des siècles*. » Ce grand prince, soumis ib premier a ceue règle, ne craint plus après cela de condamner les hérétiqucB, comme déjà condamnés par l'autorité de l'Église; et le jugement du saint-siége et du concile de Francfort devint le sien.
Est-il besoin de raconter ce que Gharlemagne, à l'exemple du roi son père, fit pour la grandeur temporelle du saint-siége et de l'Église romaine? Qui ne sait qu'elle doit à ces deux princes et à leur maison tout ce qu'elle possède de pays? Dieu, qui voulait que cette Église, la mère commune de tous les royaumes, dans la suite ne fût dépendante d'aucun royaume dans le temporel, et que le siège où tous les fidèles devaient garder l'unité à la fin fût mis au-dessus des partialités que les divers intérêts et les jalousies d'État pourraient causer, jeta les fondements de ce grand dessein par Pépin et par Gharlemagne. G'est par une heureuse suite de leur libéralité que l'Église, indépendante dans son chef de toutes les puissances temporelles, se voit en état d'exercer plus librement, pour le bien commun et sous la commune protection des rois chrétiens, cette puissance céleste de régir les âmes; et que, tenant en main la balance droite au milieu de tant d'empires souvent ennemis, elle entretient l'unité dans tout le