SUR LA PROVIDENCE ISD
Chrétiens, méditons ces choses, et certes elles méritent d'être méditées. Ne nous arrêtons pas à lalottune ni à ses pompes trompeuses. Cet état que nous voyons aura son retour ; tout cet ordre que uons admirons sera renversé. Que servira, chrétiens, d'avoir vécu dans l'autorit*'', dans les délices, dans l'abondance, si cependant Abraham nous dit : Mon fils, tu as reçu du bien en ta vie; maintenant les choses vont être changées. Nulles marcjues de cette grandeur, nul reste de cette puissance. Je me trompe, j'en vois de grands restes et des vestiges sensibles; et quels? C'est le Saint-Esprit qui le dit : « Les puissants, dit l'oracle de la sagesse, seront tourmentés puissamment : » Potmtes patenter tormenta patientur^. C'est-à-dire qu'ils conserveront, s'ils n'y prennent garde, une malheureuse primauté de peine à laquelle ils seront précipités par la primauté de leur gloire. Ah! encore que je parle ainsi, «j'espère de vous de meilleures choses : » Confidimus autem de vohis meli<yra*. 11 y a des puissances saintes : Abraham, qui condamne le mauvais riche, a lui-môme été riche et puissant; mais il a sanctifié sa puissance en la rendant humble, modérée, soumise à Dieu, secourable aux pauvres : si vous profitez de cet exemple, vous éviterez le supplice du riche cruel dont nous parle [l'Évangile], et vous irez avec le pauvre Lazare vous reposer dans le sein du riche ADraham, et posséder avec lui les richesses éternelles.
SEKMOI^