‹ Sermons choisis de BossuetChapitre 6 sur 223 · De fug. in f>erseeut», n · texte numérisé non relu

De fug. in f>erseeut», n

k. in Àm, Apd*t., ham, u, b* <; m Eftiii. »i Hem., bom tn.

nouveaux chrétiens un si grand mépris des richesses, sinon qu'ils commencent à se revêtir de l'esprit du christianisme, et que l'idée des biens éternels leur ôte l'estime des biens périssables? C'était la première maxime, mépriser les présents du monde.

Je vois que vous admirez ces grands hommes, vous êtes étonnés de leur fermeté ; toutefois tout ce que j'ai dit n'est qu'un faible commencement : nos braves ot invincibles lutteurs ne sont pas entrés au combat ; ils n'ont fait encore que se dépouiller, quand ils ont quitté leurs richesses : ils vont commencer à venir aux prises, en attaquant la haine du monde. C'est ici qu'il faut avoir les yeux attentifs.

Certainement, chrétiens, c'était une étrange résolution que de prêcher le nom de Jésus dans la ville de Jérusalem. Il n'y avait que cinquante jours que tout le monde criait contre lui : « Qu'on l'ôte, qu'on l'ôte, qu'on le crucifie * t » Cette haine cruelle et envenimée vivait encore dans le cœur des peuples : prononcer seulement son nom, c'était choquer toutes les oreilles; le louer, c'était un blasphème : mais publier qu'il est le Messie, prêcher sa glorieuse résurrection, n'était-ce pas porter les esprits jusqu'à la dernière fureur? Tout cela n'arrête pas les apôtres : Oui, nous vous pr^hons, disaient-ils, « et que toute la maison d'Israël le sache, que le Dieu de nos pères a ressuscité et a U.ii asseoir à sa droite ce Jésus que vous avez mis en ^Toix *. » Et parce qu'ils avaient cru s'excuser de la mort dé cet innocent en le livrant aux mains de Pilate, ils ne leur dissimulent pas que cette excuse augmente leur faute. « Car Pilate, disent-ils, a voulu le sauver, et c'est vous qui l'avez perdu*. » Et voyez comme ils exagèrent leur crime : « Vous avez renié le Saint et î^ Juste, et vous avez demandé la grâce d'un voleur et d'un meurtrier, et vous

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