‹ Sermons choisis de BossuetChapitre 63 sur 223 · Orat. XL · texte numérisé non relu

Orat. XL

i. Epibt. VIII, ad Martyr, et Cotf.

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sont embarrassés quand on leur demande de grandes choseB, parce qu'ils sont petits ; et Dieu trouve indécent qu'no s'attache à lui demander de petites choses, parce qu'il egi grand. Ne lui demandez rien moins que kii-môme.

Mais comme je prévois dans ce discours un autre lieu plus commode pour traiter cette vérité, maintenant je n'en dirai pas d'avantage ; et pour conclure le raisonnement de cette première partie, j'ajouterai, chrétiens, qu'encore que je me sois attaché à vous exposer les trois premières notions, qui ont principalement porté les hommes à adorer Dieu, à savoir la perfection de son être, la souveraineté de sa puissance, et la bonté de sa nature, je reconnais toutefois que, pour adorer en vérité cette essenca infinie, il faut aussi connaître véritablement tous ses autres divins attributs. Cependant, comme le traité en serait immense, trouvez bon que je vous renvoie en un mot à la foi de l'Église catholique ; et tenez donc pour indubitable que, comme l'Église catholique est le seul véritable temple de Dieu, Caiholicum Dei templum, ainsi que fertullien l'appelle*, elle est aussi le seul lieu où Dieu est adoré en vérité. Toutes les autres sociétés, de quelque piété qu'elles se vantent, et quelque titre qu'elles portent, en se retirant de l'Église, ont bien emporté avec elles quelque partie de la vérité, mais elles n'ont pas la plénitude. C'est dans l'Église seule que Dieu est connu comme il veut l'être. Nous ne connaissons jamais pleinement ni son essence, ni ses attributs, que nous ne les connaissions dans tous les moyens par lesquels il a voulu nous les découvrir.

Par exemple, pour connaître pleinement sa toute puissance, il faut la connaître dans tous les miracles par lesquels elle se déclare, et n'avoir non plus de peine à OToire celui de l'eucharistie que celui de l'incarnation. Pour

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