Orat. xu
Eœcelsi omnes^. Mais remarquez ce qu'il dit ensuite. Toutefois, ajoute-t-il, Ô dieux de chair et de sang, ô dieux de /erre et de poussière, ne vous laissez pas éblouir par cette dignité passagère et empruntée ; « car enfin vous mourrez comme des hommes, et vous descendrez du trône au tombeau : » vei-umtamen sicut homines moriemini, et sicut unus de principibus cadetis. La majesté, je l'avoue, n'est jamais ■dissipée ni anéantie, et on la voit tout entière aller revêtir tburs successeurs. Le roi, disons-nous, ne meurt jamais : l'image de Dieu est immortelle ; mais cependant l'homme tombe, meurt, et la gloire ne le suit pas dans le sépulcre. Il n'en est pas de la sorte des citoyens immortels de notre céleste patrie : non-seulement ils sont des dieux parce qu'ils ne sont plus sujets à la mort ; mais ils sont des dieux d'une autre manière, parce qu'ils ne sont plus sujets au mensonge, et ne pourront plus tromper ni Ôtrc trompés.
David a dit en son excès : « Tout homme est menteur»; » tout homme peut être trompeur et trompé ; il est capable de mentir aux autres et de mentir à soi-même. Vous donc, ô bienheureux esprits, qui régnez avec Jésus-Christ, vous n'êtes plus simplement des hommes, puisque vous êtes tellement unis à la vérité, qu'il n'y aura plus désormais ni aucune ambiguïté, aucune ignorance qui vous l'enveloppe, ni aucun nuage qui vous la couvre, ni aucun faux jour, aucune fausse lumière qui vous la déguise, ni aucune erreur qui la combatte, ni même aucun doute qui Taffai» blisse. Aussi, dans cet état bienheureux, ne faudra-t-il point la chercher par de grands efforts, ni la tirer de loin îomme par machines et par artifice, par une longue suite de conséquences et par un grand circuit de raisonnement». Elle s'offrira d'elle-même, et, toute pure, i/oui£ aaSDifô^