I. 1»., LXT, 16 et seq
Ecce ego âecHnabo s^pet eam quasi Jlmixifn pacis, et quasi to/r-
rentem inundantem gloriam genUum. . . Quomodo si cui mater hlanéiatur, ita ego consolabor vos *. Quel cœur serait insensible à ces divines tendresses ? Aspirons à ces joies célestes , qui seront d'autant plus touchantes qu'elles seront accompagnées d'un parfait repos, parce que nou? ne les pourrons jamais perdre. Quittons, mes frères, tous nos vains plaisirs ; c'est la maladie qui les désire. « Hélas ! que cet artisan de tromperies nous joue d'une manière bien puérile pour nous empêcher, malgré toute notre avidité pour la joie, de discerner d'où nous vient la véritable joie ! » Heu quam pueriltter nos iUe decipiendi artifex fallit... ut non discernamus, gaudendi avidi, unde verius gaudeamus * ! Que de désirs différents sentent les malades ! La santé revient, et tous ces appétits déréglés s'évanouissent. Ne mettons point notre bonheur à contenter ces appétits irréguliers que la maladie a fait naître. Qu'a le monde de comparable [à ces ineffables douceurs]? Mais, s'il se vante de donner des joies, il n'ose pas même promettre de vous y donner du repos : c'est l'héritage des saints, c'est le partage des bienheureux, et c'est par où je m'en vais conclure.
TROISIÈME POINT
Le repos éternel des bienheureux nous a été figuré dès /'origine du monde, lorsque Dieu, ayant tiré du néant ses créatures, et les ayant arrangées dans une si belle ordonnance durant six jours, établit et sanctifia le jour du repos, dans lequel, comme dit la sainte Écriture, « il se reposa de tout son ouvrage '. » Vous savez assez, chrétiens, que