U)id., XI
et où le Saint-Esprit nous assure que nous nous reposerons à jamais de toutes nos peines ". »
C'est en vue de l'éternité de cette cité triomphante que saint Paul l'appelle une « cité ferme et qui a un fondement : » fuîidamenta habentem civitatem *. Nul fondement Bur la terre. Nous pensons nous reposer, et cependant le temps nous enlève, et nous sommes la proie de notre propre durée. Fixez un peu vos yeux, et vous verrez tout en mouvement autour de vous. Est-ce donc que tout tourne, ou bien si nous-mêmes nous tournons? Tout tourne, et nous tournons tout ensemble, parce que la figure de ce monde passe. Et si nous ne sentons pas toujours cette violente agitation, c'est que nous sommes emportés avec tout le reste par une môme rapidité. Où est donc la solidité et la consistance? En vous, ô sainte Sion, cité éternelle, « dont Dieu est l'architecte et le fondateur : » Cujus artifex et conditor Deus '. En vous est la consistance, parce que sa main souveraine est votre soutien immuable, et sa puissance invincible votre inébranlable fondement.
« Efforçons-nous donc, dit le saint apôtre, d'entrer dans ce repos éternel*. » Qui de nous ne désire pas le repos? Et celui qui agit dans sa maison, et celui qui travaille à la campagne, et celui qui navigue sur les mers, et celui qui négocie sur la terre, et celui qui sert dans les armées, et celui qui s'intrigue et s'empresse dans les cours, tous aspirent de loin à quelque repos ; mais nous le voulons honnête, mais surtout nous le voulons assuré.
3'il est ainsi*, chrétiens, ne le cherchez pas sur la terre. « Levez-vous, marchez sans relâche, dit le prophète Mir.hée, parce qu'il n'y a point ici de repos pour vous : »