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*,. Ibid., iT, li.
POift LA FÊTE DE 'ÏOUS LES SAINTS 20i
^urgite et ife, quia non habetis hic requiem^. Entrez un peu ftvcc moi en raisonnement sur cette matière importante, ou plutôt entrez-y avec vous-mêmes; et, pendant que je parlerai, consultez votre expérience. Je laisse les grandes paroles, j'abandonne les grands mouvements de l'art oratoire, pour peser avec vous les choses froidement et de sens rassis.
Dans cette inconstance des choses humaines, et parmi tant de violentes agitations qui nous troublent ou qui nous menacent, celui-là me semble heureux qui peut avoir un refuge ; et sans cela, chrétiens, nous sommes trop exposés aux attaques de la fortune pour pouvoir trouver du repos. Par exemple, vous vivez ki dans la cour ; et, sans entrer plus avant dans l'état de vos affaires, je veux croire que la vie vous y semble douce ; mais certes vous n'avez pas si fort oublié les tempêtes dont cette mer est si souvent agitée, que vous osiez vous fier tout à fait à cette bon ace. Et c'est pourquoi je ne vois point d'homme sensé qui ne se destine un lieu de retraite, qu'il regarde de loin comme un port dans lequel il se jettera quand il sera poussé par les vents contraires. Mais cet asile que vous vous préparez contre la fortune est encore de son ressort, et, si loin qur vous étendiez votre prévoyance, jamais vous n'égalerez ses bizarreries. Vous penserez vous être muni d'un côté, la ruine viendra de l'autre. Vous aurez tout assuré aux environs, l'édifice fondra tout à coup par le fondement. Si le fondement est solide, un coup de foudre viendra d'en haut qui renversera tout de fond en comble. Je veux dire simplement, et sans figure, que les malheurs nous assaillent et nous pénètrent par trop d'endroits pour pouvoir être prévus et arrêtés de toutes parts. Il n'y a rien sur la terre où nous mettions notre appui, enfants, amis, dignités, «mplois, qui non-seulement ne puisse manquer, mais en»