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pour quelle raison? C'est à cause, dît ce grand apôtre, que cette mort est un testament : Navum testamentum^. Or, nous savons par expérience que le testament n'a de force qu'après ia mon du testateur ; mais quand il a rendu l'esprit, aussi le testament est invariable : on n y peut ni ôter ni diminuer : Nemo detrahit ' aut superordinai^. Et c'est pour cela, cîirétieiis, que notre Sauveur nous apprend lui-même qu'i) scelle son testament par son sang : Noimm testamentum i% meo sanguine^. Jésus-Christ fait son testament : il nous laisse le ciel pour notre héritage, il nous laisse la grâce et la rémission des péchés; bien plus, il se donne lui-même. Voilà un présent merveilleux. Mais il meurt sans le révoquer : au contraire, il le confirme encore en mourant. Cette donation est invariable, et éternellement ratifiée par la mort de ce divin testateur. Reconnaissez donc, chrétiens, que la mort de Notre-Seigneur est une bienheureuse ratification de ce qu'il lui a plu de faire pour nous ; mais il veut aussi en échange que notre mort ratifie et confirme ce que nous avons fait pour lui. Il a confirmé par sa mort le testament par lequel il se donne à nous; il ne s'y peut plus rien changer; et il demande aussi, chrétiens, que nous confirmions par la nôtre le testament par lequel nous nous sommes donnés à lui. Ce qui se pouvait changer avant notre mort devient étemel et irrévocable aussitôt que nous avons expiré dans les sentiments de la foi et de la charité chrétiennes. C'est pourquoi, ô morts bienheureux, qui êtes morts en Notre-Seigneur, dans la participation de aeg sacrements, dans sa grâce, dans sa paix et dans son amour, "ai dit que votre sainteté était confirmée. Votre mort a tout confirmé, et, en vous tirant du lieu de tentations, elle vous a affermis en Dieu pour l'éternité tout entière. Mais
i. 1 Cor., XI, Î5.
%. Bos.s-.et s'.iit ici la leçon An grKC. (Sdit. de Défont}