De Carn. Ckr., o
«. Adv. Morcion., lib. II. n* Hr
glorieusement relevée, voyons encore guérir ses in.Arîivitéfc parcelles qu'a prises le Fils do Dieu, et que nous remai^ quons dans ses langes. C'est ma seconde partie.
DEUXIÈME POINT
Si je vous donne les langes du Fils de Dieu comme un signe pour reconnaîtrp les infirmités qu'il a prises avec la nature, je ne le fais pas de moi-môme; mais je l'ai appris de Tertullien, qui nous l'explique très-éloquemment par ane pensée qui mérite bien nos attentions. Il dit a que les langes du Fils de Dieu sont le commencement de sa sépulture :» Pannis jam sepulturœ involucrum initiatus *. En effet, ne paraît-il pas un certain rapport entre les langes ei les draps de la sépulture ? On enveloppe presque de môme façon ceux qui naissent et ceux qui sont morts : un berceau a quelque idée d'un sépulcre, et c'est la marque ae notre mortalité qu'on nous ensevelisse en naissant. C'est pourquoi Tertullien voyant le Sauveur couvert de ses langes, il se le représente déjà comme enseveli ; il reconnaît en sa naissance le commencement de sa mort : Pan7iisjam sepulturœ involucrum initiatus. Suivons l'exemple de ce grana homme, et, après avoir vu en notre Sauveur la nature humaine par le mot d'enfant, considérons la mortalité dans ses langes, et, avec la mortalité, toutes les infirmités qui la suivent. C'est la seconde partie de mon texte, qui esc enchaînée avec la première par une liaison nécessaire, uar après que le Fils de Dieu s'était revêtu de notre nature, c'était une suite infaillible qu'il prendrait aussi les innrmités. Ce ne sera pas moi, chrétiens, qui vous expliquerai un si grand mystère ; il faut que je vous fasse entendre eu ce lieu le plus grand théologien de l'Église : c'est l'incomparable saint Augustin. J'ai choisi ce qu'il en * dit aan«