SUR L'IMMENSITÉ DE DIEU
OÙ irai-jc loin de ton esprit, et où fuirai-je loin de ta face? Si je monte aux deux, ta y es; si je me couche daus le sépulcre, t'y voilà; si je prends les ailes de Paube du jour, et que j'aille demeurer à l'extrémité dô la mer, là même ta main me conduira et ta droite me saisira; si je dis : Au moins les ténèbres me couvriront, la nuit même sera une lumière autour de moi. Méuic les ténèbres ne me cacheront point à toi, la nuit resplendira comme le jour, et les ténèbres comme la lumière.
PS. CXXXIX. 7, 8, 9, 10, n, 12.
Si j'avais un choix à faire dans le but que je me propose aujourd'hui , chrétiens , de prêcher avec efficace, ce serait de vous montrer la Divinité dans cette assemblée. Moïse eut un pareil avantage, aussi jamais homme ne parla avec un plus grand succès; il ne donnait la loi au peuple qu'en la présence du législateur. Il pouvait dire : Cette loi que je vous donne est émanée de Dieu ; voilà son trône, voilà son éclair, voilà son tonnerre, aussi jamais peuple ne fut plus frappé de la voix d'un législateur. A peine Moïse eut-il ouvert la bouche, que, dli moins pour ce moment, tous les cœurs se réunirent, et on n'entendit qu'une voix qui fit retentir tout Sinaï ; « Nous ferons tout ce que tu as dit ', »
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Mais c'est en vain que nos discours sont puisés dans des sources sacrées , c'est en vain que nous vous disons : <k Le Seigneur a parlé. » Vous ne voyez qu'un homme, vous n'entendez qu'une voix mortelle dans cette chaire , Dieu a a mis ses trésors dans des vases de terre *, » et jugeaiit (|u pri^ 4u tf^r p^r la faiblesse du vase, ait lieu de supporter ia faiblesse du vase à cause du prix du trésor, vous nous écoutez sans respect, et vous ne tirez ordinairement aucun fruit de ce ministère.
Mais si Dieu assistait dans cette assemblée, si nous vous le montrions au milieu de ypiis autorisant notre yoix par son apprQ))ation qt par sa présence; et examinant les dispositions que vous allez apporter à l'ouïe de sa parole 5 cjui de vous, qui (}q vpp^ jrpsisterait à un motif si noble et si éminent?
Chrétiens, cette idée n'est pas destituée de réalité. Dieu est partout, il est dans ce temple. Des voiles de chair et de sang vous empêchent de le voir, il faut les faire tomber; il faut que vous ouvriez les yeux jle l'esprit pour voir un « Dieu j» qui « est Esprit. » Écoutez notre prophète, écoutez la magnifique dfescriptiqn C[U*M nous fait de Fimmensité de Dieu et de sa toute-puissance : « Où irai-jeloin de ton Esprit, etoq fuir^i-je loin de ta face ? Si je monte aux pieux, tu y es ; si je rap couche dans le sépulcre, t'y voilà; si je prends les aile^ de l'aube du jonr, et que j'aijle demeurjBr à Textrémité de la mer, là même ta main me cpn4nira et ta droite me saisira ; si je dis : Au moins les ténèbres me couvriront, la nuit même sera une lumière tqut autour de moi. Même les ténèbres ne me cacheront point à toi, la nuit
' i. Cor. IV. 7.