MYSTERES DE LA SAINTE ENFANCE
rOUR LE DIMANCHE DANS L'oCTAYE DE NOËL.
Erant pater ejus et mater mirantes.
Son père et sa mère étaient étonnés.
Luc, II, 33.
Je remarque dans l'Évangile que le caractère particulier des mystères de la sainte enfance de Jésus-Christ notre Sauveur, c'est d'imprimer dans les âmes, par leur profondeur, parleur simplicité, parleur sainteté, un étonnement intime et secret des voies inconnues de Dieu et de sa sagesse cachée. Un enfant naît dans une é table, pauvre, inconnu, méprisé ; et toutefois, ô prodige ! le ciel et la terre s'en remuent, les anges descendent, une étoile nouvelle brille, les pasteurs le font connaître dans Bethléem, les Mages dans la ville royale, Siméon et Anne dans le temple même : ceux qui sont de loin le cherchent; ceux qui sont près le méconnaissent ou le persécutent. Dieu fait des miracles inouïs pour le découvrir, et dans la suite il en fait de non moins surprenants pour le cacher. Le ciel se déclare en sa faveur, et à peine peut-il trouver un asile dans toute la terre. On lui prédit tout ensemble, et des grandeurs extraordinaires et des humiliations terribles. Que peut faire une âme rehgieuse dans un si grand II. 22