CR LA PROVIDENCE
que hardis; dans l'homme politique , tant de fausses* mesures; dans l'homme timide , tant de vaines alarmes; dans l'homme malheureux, tant de plaintes injustes; dans tous enfin, tant de folles précautions et d'injurieuses défiances. Faisons sortir^ en quelque sorte, la lumière des ténèhres et l'ordre du cli^os, et pour le faire d'une manière aussi solide que louchante, montrons d'ahord que les désordres qui régnent sur la terre ne prouvent rien contre la Providence; montrons ensuite que ces désordres, mêmes sont la gloire et le plus beau triomphe de la Providence : voilà , mes Frères , tout le plan de son apologie et le partage de ce discours.
Que vais-je entreprendre, 6 mon Dieu! cendre et poussière , oserai-)e expliquer le grand mystère de votre empire? Vous avea dit par votre Esprit fiaint (tob. xii, 7.), qu'il est bon de cacher le secret des rois; mais c'est que ce secret est nécessaire à leur foiblesse : le vôtre , Seigneur , ne craint point le grand jour , et plus il est approfondi , plus vous êtes sur de vous--même. Laissez tomber un seul rayon de la lumière inaccessible qui environne votre trône, afin qu'à sa lueur, nous puissions découvrir , moins sans doute par quelles lois sublimes il vous plaît de nous gouverner que par quels titres il £aiut TOUS obéir. Ave^ Maria^