POUR LA FÊTE
ineffaçable sera le prix de yos succès; et les peuples, honteux d'avoir été séduits , viendront se Jeter dans mes bras ; et l'univers par ses propres malheurs, vous rendra en malédictions tout ce que vous lui aurez donné en destruction, en corruption et en ruines.
Relève-toi donc , rassure-toi , Jérusalem , et ranime ta foi ainsi que ta confiance* Non, le temps n'est pas loin où le monde désenchanté sortira de son étourdissement , et où ce siècle qui marche, nous dit-il, mais qui marche au hasard , se lassera dans les voies de l'iniquité , finira par rétrograder , par revenir sur lui-même , et par reprendre ce grand chemin par où ont passé tous les sages, par où ont passé tous les siècles. Non, le chandelier de l'église de France ne sera point transporté ailleurs j la gloire de Sîon n'est point encore éteinte. Dieu n'a point abandonné son héritage , et la France est toujours son peuple. Nous le disons avec un juste sentiment de consolation, la France vaut encore mieux que ses lois , et il y a en elle je ne sais quelle impulsion irrésistible vers le bien , je ne sais quel besoin immense de sa religion , je ne sais quel principe de vie qui ne demande qu'à se développer, et que rien n'a été capable d'éteindre. Semblable au feu caché sous la cendre , et qui ne se rallume qu'avec plus d'ardeur, ce principe vital n'attend que le moment de sortir du sein des décombres , pouir produire les fruits les plus heureux de grâce et de salut. Le mal est grand sans doute, mais il trouvera soa