SVK LA CHARITÉ FRATERNELLE
la charité , point de christianisme sans la paix; Tarrêt en est porté , vous êtes exclus du vrai troupeau. . Branches arides , vous êtes détachées de la vigne ; membres desséchés, vous ne participez plus à la sève vivifiante; vous tenez au corps de l'Église, mais vous ne tenez plus à son cœur ; son cœur est tout amour, son cœur brûle sans cesse , et vous n'avez qu'un cœur de pierre; ses pensées sont des pensées de paix , et vous ne respirez que la vengeance ; son autel est un autel de paix, et Vous osez en approcher sans être réconciliés avec votre frère. Parjures qui l'avez si souvent signée cette paix avec le sang de Jésus-Christ, qui si souvent l'avez jurée cette confédération mutuelle dans le saint temple et à la face du tabernacle , voyez l'abîme qui s'ouvre sous vos pas. Une fatale stérilité vous frappe ; vous portez le nom de vivans , et vous êtes morts (apoc. m, I.); vous croyez, et votre foi est vaine; vous espérez ,, et votre espérance, dit l'Écriture (job. xi, :20.), est une abomination; vous priez, et vous n'êtes pas entendus ; vous comptez vos vet'tus , fussent-elles celles des anges, elles sont inutiles; vos sacrifices, ah! le prix même de votre sang seroit perdu pour le ciel : vainement voudrîez-vous y prétendre , votre partage est avec l'infidèle ; vous devenez étrangers , portez à Samarie vos vœux et vos offrandes , la fille de Sion les rejette , votre encens lui soulève le cœur , chaque offrande est pour elle un outrage , chaque prière est un blasphème*
Mais jusqu'à quel point devons-nous donc nous ^mer, et quelle est l'étendue du saint précepte de