S SUR LA CHARITÉ FRATERNELLE
disciples qui le prîoîent de faire descendre le feu céleste j comment il savoit compatir aux infirmités humaines , s accommoder à tous les caractères , donner du lait aux uns et un pain solide aux autres* Quelle doctrine! c'est un évangile, une bonne noùyelle; quels miracles! ce ne sont point des signes dans le ciel, ce sont des bienfaits pour la terre j quelle puissance ! elle est toute pour les malheureux. Je le Yois , je le suis dans ses courses pénibles , dans ses pathétiques discours, dans les tendres soUicir tudes de son apostolat , il se montre toujours sauveur, toujours bon , toujours père ^ toujours plein de grâce et de vérité.
Chrétiens , qui quç vous soyez , voilà votre modèle j tout homme qui s'en éloigne veut s'égarer et se perdre j tonte vertu qui ne lui est pas conforme n'est qu'un vain simulacre. Qu'ils viennent donc ici; qu'ils pa missent aux pieds de Jésus-Christ j qu'ils soutiennent , s'il se peut , sa présence , et qu'ils se jugent eux-mêmes, ceux qui, loin de demander à Dieu sa rosée , voudroient toujours lui arracher sa foudre , et dont la ferveur n'est qu'un chagrin superbe , et le zèle une triste inquiétude.
Ah ! loin de nous tous ces prophètes de malheurs , tous ces censeurs atrabilaires, tous ces zélateurs hypocrites J ils n'eurent jamais le véritable esprit du christianisme. O vous qui prétenderiez allier votre sévérité avec vo^ devoirs, vos inimitiés et votre dévotion , vos ressentimens avec l'Évangile , quelle étrange erreur vous abuseroît? Vaines subtilités! inutiles sophismes! point de religion ssios