‹ SermonsChapitre 6 sur 7 · SA PRIÈRE. S · texte numérisé non relu

SA PRIÈRE. S

nous reconnaissons tôt on tard qae nous avons poursuivi des vanités trompeuses ; nous trouvons une lie amère au fond de toutes ces coupes où nous pensions boire la félicité; tout nous échappe à la fois^ et par une expérience contraire à celle de Tapôtre, qui avait éprouvé que (( la piété a les promesses de la vie présente et celles de la vie à venir ^ » nous sentons que hors du service du Seigneur , il n'est de joie véritable ni dans Féternité ni dans le temps ^ ni dans le ciel ni sur la terre. Ah I si nous avons eu le malheur de nous égarer comme Jonas^ — et quel est l'enfant d'Adam qui n'ait eu ce malheur ! — comme Jonas revenons en arrière, quittons les vanités trompeuses pour aller puiser à la source qui jaillit en vie éternelle, et nous pourrons nous associer au chant de triomphe par lequel il termine sa prière : « mais moi, je te sacrifierai avec une voix de louange, je rendrai ce que j'ai voué : car le salut vient de l'Eternel. »

Oui , le salut vient de l'Eternel ! c'est de lui seul que vient la délivrance , de quelque nature qu'elle soit et- 80QS quelque forme qu'elle se présente. « Il est notre Teti*ait6 , notre force et notre secours dans les détresses, et fort aisé à trouver. » C'est lui qui nous dâivre dans la maladie, soit en nous envoyant la goérison désirée, soit en faisant sortir de la souffianoe des bénédictions spirituelles plus précieuses mille fois que la santé même. C'est lui qui nous déli-

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vre dans le deoil , en noaa apprenant à voir dans ces épreuves les dispensations de l'amour d'un père , en nous faisant recueillir de celte plante amère « un fruit paisible de justice. » Cest lui qui nous délivre dans la détresse, dans le dénuement, quand tous les secours humains nous manquent ; lui qui nous envoie alors, par des voies que nous ne connaissions pas , un secours inattendu et merveilleux. C'est lui surtout qui nous délivre du péché et de la colère à venir. Quand nous étions .(( morts dans nos foutes et dans nos péchés , » enfermés dans la condamnation comme Jouas dans le sein du poisson , il est devenu lui-même notre salut dans la personne de son fils unique et bien -aimé. Ce fils, « la splendeur de sa gloire et l'image empreinte de sa personne , » a quitté le ciel , a revêtu notre nature, a pris la forme d'un serviteur , s'est abaissé jusqu'à la mort même de la croix, pour nous réconcilier avec Dieu. Et afin que nul ne doute qu'il a pleinement accompli ce ministère de réconciliation, ce fils du tout-{>lMSsant , après avoir, comme Jonâs, vu passer sur lui tous les flots de la colère divine, après avoir donné sa vie pour les pécheurs, après êlre descemlu pour nous dans le tombeau, en est sorti vietoriéux au troisième jour , comme Jonas du san dn poisson* Comme le poisson, au commandement d* l'Etemel, ouvrit sa gueule an troisième jour pour rendre sa proie, ainsi le sépulcre, (|ui avait r^iifermé pmident tras jours le saint et le juste , s'est

SA raiÉiiE. %n

rouTert à la même voix souveraine , pour reudre une proie plus précieuse. Voilà le glorieux événement que célèbrent les cantiques des anges , et qui devrait faire tressaillir nos cœurs d'une joie inefihble en ce premier jour de la semaine , ce jour de la résurrection du saaveur. Voilà le miracle qui fut donné pour signe de condamnation aux Juifs incrédules , et qui pour les croyants est un signe de salut , un gage de leur propre résurrection. Nous aussi , nous devons être engloutis par le sépulcre. « Il est ordonné à tous les hommes de mourir ; » et chaque jour quelque nouvel avertissement, quelqu'un de ees coups foudroyants et inattendus que Dieu frappe à notre porte nous crie que notre tour viendra bientôt. Mais Jésus a dit : (( je suis la résorreclion et la vie ; » a celui qui croit en moi vivra quand même il serait mort. » a Comme tous les hommes meurent en Adam , tous les croyants revivront en Jésus-Christ. » « La terre et la mer ren« droot leurs morts. » « La mort elle-même, cet ennemi qui doit être vaincu le dernier , sera enfin engloutie pour toujours! »

Mais n'oublions pas qu'il est aussi écrit : « comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du père , nous devons aussi,» nous qui croyons en Christ, (( marcher dans une vie nouvelle » de justice et de sanctification. « Si quelqu'un est en Christ , il est une nouvelle créature : les choses vieilles sont passées , et voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » Mes

bieD-aiméB frères , si vous êtes encore étrangers à ces choses, ne voulez- vous pas faire enfin la douce expérience de celte vie nouvelle, la vie de la foi et de l'amour divin , la vie de la sainteté et de rimitation de Christ, la seule vie vraiment heureuse et vraiméni digne du nom de vie? Ah ! ne tardez pas davantage : allez dès aujourd'hui demander au Seigneur ce cœur nouveau dont vous sentez le besoin et que vous ne pouvez pas vous donner vous-mêmes ; a cherchez les choses qui sont en haut où Christ est à la droite de Dieu ; » mourez avec Jésus au péché pour ressusciter avec lui en sainteté , en attendant le moment de ressusciter avec lui en gloire éternelle 1 Âmen.

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Après cela , la parole de l'Eternel fut adressée à Jonas pour la seconde fois , et il lui ^dit : lève-toi , et t'en va à Ninive la grande ville, et publies-y à haute voix ce que je t'ordonne. Jonas donc se leva et s'en alla à Ninive, suivant la parole de l'Etemel.

Or Ninive était une très-grande ville de trois journées de chemin. Et Jonas étant entré dans la ville y marcha pendant une journée, et il cria en disant : encore quarante jours et Ninive sera détruite I

Et les hommes de Ninive crurent à Dieu , et ils publièrent le jeûne, et se vêtirent de sacs, depuis le plus grand d'entre eux jusqu'au plus petit. Car cette parole était parvenue jusqu'au roi de Ninive « lequel se leva de son trône , et ôta de dessus lui son ▼ôtement magnifique, et se couvrit d'un sac, et s'assit sur la rendre. Puis il fit taire une proclamation , et l'on pubh'a dans Ninive , par un édit du roi et de ses princes : qu'aucun homme ,

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ni béte, ni bœuf, ni brebis ne goûtent d'aucune chose, qu'ils ne se repaissent point , et ne boivent point d*eau; et que les hommes soient couverts de sacs, et les bétes aussi; et qu'ils crient à Dieu de toutes leurs forces, et que chacun se convertisse de sa mauvaise voie et de l'iniquité qui est en ses mains. Qui sait si Dieu ne viendra point à se repentir, et s'il ne se détournera point de Fardeur de sa colère , en sorte que nous ne périssions point?

Et Dieu regarda à ce qu*ib avaient fait, et comment ils s'étaient détournés de leur mauvaise voie; et Dieu se repentit du mal qu'il avait dit qu'il leur ferait, et ne le fit point.

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