L^UNIQUE VOIE POUR L^ACGOMPLIR
» veau pour entrer en son royaume ; » sans doute , a si » nous ne nous convertissons » avant notre dernier jour , a nous périrons; » sans doute, quand la dernière heure aura sonné ^ « sans la sanctification » du cœur a nul ne » verra le Seigneur: » — mais ici-bas, mais tandis que « la Bonne-Nouvelle est annoncée aux pauvres, la guérison » aux cœurs brisés, la liberté aux captib (f ); » mais icibas , pour aller à Christ, il ne faut que sentir sa misère et vouloir sincèrement être guéri ^ il ne faut . qu'aller à Lui eomme ie péager : (c Dieu ! sois apaisé envers moi qui » suis pécheur! » pour « s'en retourner, » comme lui^ « justifié dans sa maison (2). » — Mais ici-bas, pour aller à Christ, comme Pierre sur les eaux de Génézareth, il faut regarder, non point à notre pesanteur naturelle , non point à la profondeur des eaux, à la violence des vents, mais à Jésus qui nous tend les bras et qui nous crie : Viens ! « Homme de petite foi^ pourquoi as-tu douté (3) » Il ne faut que se fêter à ses pieds, comme la pénitente , pour entendre ces douces, ces ravissantes paroles: «Va, mon eny^ faut; va-t'en en paix , ta foi t'a sauvée (4) ! »
Allez donc à Lui^ allez à Lui tels que vous êtes, librement et sans défiance, vous souvenant qu'il appelle à Lui tous CEUX « qui sont travaillés et chargés; » vous souvenant que
CE qu'il vous ORDONNE DANS SA PAROLE , Il VOUS le PROCURERA
PAR SON Esprit, Il vous l'a mérité par son sang, et qu'il a dit lui-même : « Je ne repousserai point dehors celui qui » viendra à moi (5). » — Allez donc à Lui, vous écriant comme David (6)^ et de tout votre cœur : « mon Dieu ! je
ft) Lac IV, 18, 19. («) Ibid, XVIII, 13. (3) Matlh. XIV, 29, 3U (4) Lnc VII, 50. (5) J«aB VI , 37. (6) Pi. CXXX, 1,3,4.
» T'inToque du fon dd'un abime : û Tu prends garde aai x> iniquités, qui subsistera? Mais il y a pardon auprès de n Toi) afln que Tu sois craint, oui, pardon^ afin que Tu » sois craint! — Je viens donc à Toi, ô mon Dieu ! comme » pauvre , misérable, aveugle et nu (1 )| sans autre offrande » que Taveu de mon indignité , sans autre titre à tes com- » passions que ma misère et que tes promesses. Mon Dieu ! n lave-moi de mon péché avec Thysope et le sang du taber- » nacle , et je serai net. Mon Dieu ! crée en moi un cœur » pur, et renouvelle au-dedans de moi un esprit bien dis- » posé (2) ! »
O mes Frèrea, si vous faites ces choses, si vous vous approchez ainsi du Sauveur , je puis vous l'assurer sur la Parole du H Dieu qui ne peut mentir (3), » certainement vous trouverez la paix, certainement vos prières seront exaucées, certainement vous serez convertis, certainement vous serez sauvés!
Croyez-en la Parole de votre Dieu ; croyez-en les fidèles de tous les temps et de tous les lieux. Ce n'est pas autrement qu'ont été convertis et sauvés le meurtrier Saul de Tarse, l'impure Marie, Tinjuste et profane Zachée, le brigand sur la croix. Ce n'jsst pas autrement qu'ont été convertis et sauvés les fidèles de nos jours, qui tous vous diront comme l'Âpôtre Paul: « Cette parole est certaine, c'est que Jésus-Christ est » venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je » SUIS LE PREMIER^ mais miséricorde m'a été faite , afin que » Jésus-Christ fît voir en moi une parfaite clémence , pour
» SERVIR DE MODALE à TOUS CEUX QUI CROIRONT EN LUI pOUT la
» vie éternelle (4). »
(1) Apoc. m, 17. (f) Ps LI , 7 , 10. (3) Tite 1 , 2. (4) 1 Tîm. 1,15, 16.
l'unique TOIE pour L'iKCGOMPLlR. 39
Alors, le Seigneur accomplira pour vous ses deux promesses, la rémission de vos péchés, et la conversion de votre eœur. -— Alors , la vue du plus grand, du meilleur des Êtres, de Jésus y votre Sauveur, votre ami, votre frère atné, mour rant à votre place en des tourmens qui font frémir la nature, et dans les angoisses de la mort seconde ; alors la vue de ce même Jésus exalté maintenant par-dessus tous les cieux, portant du haut de sa gloire ses regards sur vous avec une tendresse inexprimable , priant pour vous et vous appelant à Lui ; alors cette vue, révélée à votre âme par TEsprit de Dieu, vous pénétrera d'une joie toute sainte, d'un repentir tout filial , d'une reconnaissance brûlante , d'un tendre abandon; et vous donnera sur l'énormité du péché, sur la sainteté de votre Dieu , sur sa justice et sur sa miséricorde ^ des sentimens et des j^ensées , auprès desquels tous les dis^ cours les plus éloquens de la sagesse humaine , sur le vice et la vertu , ne vous paraîtront plus « que de l'airain qui » résonne ou qu'une cymbale qui retentit (1 ) ; » alors vous (( regarderez vers moi que » vous a avez percé, » dit l'Étemel ; vous a en mènerez deuil comme sur la mort d'un » fils unique (2); » et sachant qu'« il vous a été beaucoup » pardonné, » conune la pénitente de Béttianie , vous vou«drez et vous saurez a beaucoup aimen » -« Alors, comme la terre au retour du soleil, après un long hiver, a vu fondre les glaces qui la retenaient captive dans les liens de la stérilité et de la mort , alors votre ame , dès qu'elle aura, su contempler le SOLEIL DE JUSTICE « qui porte ta santé dans ses » rayons (3), » sentira pénétrer en elle, avec les lumières de la foi, la chaleur, la paix, la joie, et le printemps d'une
(1) 1 Cor. XIII, U (2) Zaclu XII , 10. (3) Mal. IV, 2.
40 LA COî^VERSlOJr.
vie nouvelle, pour la rajeunir et la renouveler à la gloire de son Dieu. — Alors vous deviendrez tous les jours davantage, comme votre Sauveur, a doux et humble^ de eœur>» vou* H renoncerez à la colère, à la médisance^ aux convoitises >» du mal ; » vous « dépouillerez le vieil homme et ses œo- » vres; » vous « revêtirez, comme les élus de Dieu, des » entrailles de miséricorde, de douceur, de patience; et la » PAIX DE Dieu gardera vos cœurs (4). »
Oh ! la bonne nouvelle \ Oh ! que cette nouvelle est douce au cœur d^un pécheur qui connaît ses maux et qui cherche la paix ! O mon ame , bois à. longs traits ces eaux vives et ce» lestes qui rafraîchissent en vie éternelle ? — N'est-ce pas ^ Mes Frères, n'est-ce pas que c'est bien là peur votre ame
altérée l'Évakgile, la bonne nouvelle, le a sujet d'une
» grande joie 7 ))
Nous avons un Sauveur puissant pour sauver ! Ah ! pauvres pécheurs, pauvres mortels, pauvres vermisseaux que nous sommes, à la veille de l'éternité, «à qui nous eu )» irions-nous? n N'a-t-il pas « seul^ les paroles de la vie » éternelle (2)? » — Ne refusons donc plus d'aller à Lui î — Il y a tant de joie, il y a tant de bonheur à se donner à Christ. — Il y a tant de [douceur,, même au milieu des larmes„ même dans l'exil ^ même sous le crêpe le plus sombre, même dans une maison de deuil, même sur un lit de mort; il y a tant de douceur à se décharger au pied de sa croix du fardeau de ses péchés, à renoncer à soi-même, à s'abandonner à Lui , à le suivre , |i Lui donner son cœur ï
Mon Dieu ! je leur ai dit de ta part : « Convertissez-vous; » si vous « ne vous convertissez, vous périrez; » — je leur
(0 Cul. m , s, 9 , 12 , 15. (2; Joatt VI , 68.
l'unique voie pour l'accomplir. 41
ai dit de ta part: a Réveille- toi, toi qui dors, et te relève » d'entre les morts, et Christ t'éclairera ; » — mais qu'ai-je pu faire encore que « semer » et qu'« arroser (1)? » C'est « Toi seul qui donnes Taccroissement ; » c'est Toi seul qui sauves, c'est Toi seul> ô mon Dieu, qui ressuscites les morts! Voici donc. Seigneur Dieu , a nous nous reconnaissons encore devant ta Sainte Majesté pour de pauvres pécheurs qui méritons la condamnation et la mort; mais nous recourons humblement à ta grftce; mais nous te supplions y pour l'amour de ton Fils, de subvenir à notre misère, de nous pardonner nos transgressions, de nous augmenter de jour en jour les grâces de ton Saint-Esprit; afin que, reconnaissant de plus en plus nos fautes , et convertis à Toi > nous renoncions au péché de tout notre cœur, et portions des fruits de justice qui Te soient agréables, par Jésus-Christ ^ noire Seigneur. Amen (*)? »
(1) 1 Cor. m, 6.
(*] Voir, pour les notes, à la fia da yolame.
DITAHT
UANGE DE L'ÉTERNEL