JÉSUS-CHRIST
Monsieur!
On me remit , il y a peu de temps , et presque de votre part^ un papier qui portait , avec votre signature , trois ou
(*) U y a trois ans eatiron , que j^écrivis cette lettre. Je le fis rapidement, et sans penser qu'elle pût recevoir jamais la moindre publicité. Dirai«je qu'ensuite « c'est dans cette circonstance et dans Pimperfec« tion même de ce petit travail que j*ai cru trouver des motifs pour le iftettre au jour ? — > Il m'a semblé que, sous une forme aussi simple , il aurait peut-être plus d'accès auprès du lecteur; et que si j'avais dâ
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quatre pages (Inobservations critiques sur la doctrine âTun sermon que je fis imprimer il y a quelques années.
Si vos remarques > Monsieur y eussent dirigé leur blâme sur quelques expressions ou sur quelques pensées qui me fussent particulières , j'aurais cru devoir ou reconnaître l'exactitude de vos reproches» ou m'en justifier; maiscomme vous ne faites qu'y professer très-clairement les opinions de l'Arianisme , ce n'est pas à moi , c'est à toutes les églises chrétiennes que vous vous attaquez ; et je ne me suis point cru appelé ^ vous répondre , pendant que des devoirs plus immédiats requéraient tout mon temps. Cependant» Monsieur, comme on m'a dit que vous attendiez au moins quelques lignes de ma part» je serais trè»-fâché de vous don. ner lieu de penser » ou que je manque d'égafds pour vous, ^)u que je suis indifférent à la doctrine que vous avez combattue. Je ne me propose point d'entrer ici dans une disserlation complète sur cet important sujet » je n'en ai pas le loisir; fhais je saisirai toujours avec empressement les occasions que vous voudrez bien me donner d'«n causer avec vous.
Voici» pour le moment, quelques observations sur votre écrit; et je les fais avec d'autant plus de confiance qu'ayant vu dans vos feuilles» permettez-moi de vous le dire, Monsieur,
composer an traite sur cet important sajet , je n^aurais probablement jamaÎB su demenrer dans la mesure d^an si petit nombre de pages.
En m'occnpant, comme je le devais , d'effacer dans ces feuilles tout ce qni pouvait se rapporter trop directement à la personne à qui je les avais d^abord exclusîvenent adressées, j'ai du faire quelques corrections, quelques relranchemens, et quelques légères additions.
2V. B. On trouvera à la fin de ce volume Pindication numérique des passages de la Bible allégués dans celle lettre.
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combien peu les Saintes Écritures vous étaient familières, j'aime à croire qu'en les étudiant avec plus d'attention» vous en viendrez à vous soumettre bientôt à la vérité qu'elles proclament, et à rendre au Seigneur des seigneurs la gloire qui lui appartient. J'espère que cette réfleiion n'aura rien qui vous offense^ et je ne doute pas que plusieurs des personnes mêmes qui partagent vos principes, ne vous la répétassent après moi. Vous dites en effet « qu'on est étonné de » m'entendre prononcer que Jésus-Christ est Dieu : » ce sont-là vos expressions ; et vous ne savez probablement pas que les Ariens eux-mêmes sont obligés de convenir que notre Seigneur dans l'Écriture est souvent nommé Dieu, quoique > par des subtilités qu'heureusement vous ne conlïaissez pas, ilss'effbrcent d'éluder l'autorité de cette expression en disant que Jésus-Christ était un Dieu , mais non pas LE TRAi dieu. Yous ignotez que le Seigneur est appelé dans la Bible, Dieu, le vrai Dieu, Jeho va /l'Éternel, Celui qui EST , comme j'aurai Thonneur de vous le montrer dans la suite de ces feuilles.
Ce qui vient aussi m^encourager à vous adresser cette lettre. Monsieur , c'est que vous me paraissez ne pas avoir encore non plus une idée juste de la doctrine que professent sur ce sujet.toutes les églises chrétiennes , et que je professe avec elles. Vous semblez croire que nous entreprenons d'expliquer et la très-sainte Trinité (I), et l'unioà mystérieuse
O Qoand nous parlons de I'Unitb de Diea ^ noas admettons an ter* me qoi n'est pas dans la Sainte Ëcrilure ; mais nous désignons ainsi d'on senl mot cette première vérité qu^elle proclame sans cesse : « Dieu » est UN. »
De même aussi j quand nous parlons de la tri-unitb (ou Trinité) de Dieu, nous admettons encore un autre terme qui n'est pas non plus dans