SA NÉCESSITÉ
VOUS demander OU vous mèneraient enfin tous les soins , toutes les faveurs ^'toutes les joies d'un monde qui n*est» après tout quV une figure qui passe (1), ))s*ilse trouvait au dernier jour que vous n^appartenez point à Jésus-Christ, que « votre cœur n'est pas droit devant Dieu , » que vous « êtes encore dans les liens du péché, » et que « vous n*avez » ni lot ni portion dans cette affaire, » pour parler avec TEcTiture ? (2)
Maïs à quels signes pourrai-je donc connaître si je suis converti ? et qu'est-ce donc enfin que se convertir.
dans ses degrés saccessîfs une marche lente et inapperçue. — Non! -^ Si TOUS avez été renonvelés , quoique peu à peu , par le Saint- Esprit; si votre cœur est passé , quoique par degrés, des ténèbres à la lumière et de la puissance ie Satan à Dieu ; si tous êtes Tenus de la mort à la yie; — ayec quelque lenteur que ce passage bienheureux se soit accompli^ il faut que ceux qui tous entourent s'en soient aperçus, il faut surtout que vous en ayez vous-mêmes la conscience dans le secret de votre cœur, il faut que vous sentiez votre âme plus près de son Dieu; il faut que vous recc^naissiez un changement dans vos -désirs y dans vos craintes, dans vos espérances, dans vos pensées habituelles. £t de la même manière qu^un homme , incapable de se rappeler un temps oii il était dans Plgnorance , en doit conclure quMl n^a rien appris encore; de même aussi , Phomme 'qui ne peut se rappeler un temps ôii , comme dit TËcriture , il servait ses premiers désirs dsBs 8<m ignorance (i, JPier., 1, 14), ^t mardiait selon la vanité de ses pensées, cet homme doit en conclure qu'il n'a point encore sur lui les sceaux de Talliance éternelle ; qu'il ne porte point encore en son cœur les arrhes de Théritage; qu'ail n^a pas connu Jésus (Jean, X, 14) , et qu'il n'est pas converti.
(1) l, Cor., Vil, 31. (2)Act., VIII, îl.
20 LA CONTKAIieif.