DU PEUPLE D8 BIEU
Tune aprôs Vautre s*inclincr devant elle , rcconnattre leur folle erreur, désavouer la témérité puérile de leur premier langage , et confesser comme Job que iam ces objections de leur enfance, elles ne flrent « qu'obscurcir par des discours » sans science les conseHs du Très-Haut (1 ). » Ah I prenez-y garde , encore une fois, je vous en supplie; vous éles dans ces vingt ans dont parle notre texte ; peut-être , dans vingt ans Téglisede Genève verra-t-eile un grand peuple, soupirant après rEternel, sortir de cette indifférence si coupable et si triste où langpit le grand nombre. Mais dans vingt ans, vous, où serez-vous? Eh! vingt jours déjà sont beaucoup pour des êtres tels que vous, qui comptez votre courte vie par minutes et par secondes. —Ne voyez- vous pas vos parens s'en aller, vos amis disparaître? — ef vous vous envolez ! Qu'importe donc au salut de votre ame ce qui se passera dans Téglise de Genève vingt ans après qu'auront fini les jours de votre Visitation, si cette ame n'a pas trouvé la paix avec son Dieu, si la vie n'est pas en elle à l'heure de votre mort, et s'il venait A se trouver que vous n'avez « ni lot ni portion dans cette affaire (2)? »
Voilà notre première réflexion sur Ces vingt ans qui précédèrent la conversion d'Israël aux jours du prophète ; et voici maintenant la seconde :
Quand Samuel fit-il entendre les prédications rapportées dans noire texte? Fut-ce pendant ces vingt premières années de son infatigable ministère? — Non ! ce fut à leur terme. — Ce ne fut point dans le temps où le peuple se montrait encore endurci , où l'on négligeait la Sainte Bible , où l'on rejetait les mystères , où Ton s'adonnait aux coutumes
(1) Job. XXXVIII , ?i XLII, 3. (9) Acl. VIU, 24.'