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des nations étrangères , où Ton n'avait dWeilIes que poar les affaires de la terre, que pour les nouvelles de la semaine, que pour les débats de la politique et que pour les sagesses de co siècle. Non! ce fut quand ce peuple tout entier, se reconnaissant pécheur , vit avec douleur son éloignement de Dieu, et s'écria comme à la grande Pentecôte : a Hommes frères, que ferons-nous! » Ce fut quand tout Israël ioufira après tEUmeL «— En un mot , Samuel ne commença point par là ses ardentes prédications^ ce fut par là plutôt qu*il les Onit. — - Il y avait vingt ans qu'il prêchait en Israël lorsqu'il fit entendre les exhortations de notre texte.
Cette réflexion. Mes Frères, nous semble importante pour Texplication de ces faits, et nous la recommandons fortement à votre attention religieuse ; parce que vous ne sauriez comprendre les prédications de Samuel , non plus que celles de Jésus* Christ ou des Apôtres, si vous ne savez en distinguer les époques successives.
En effet, il y a deux périodes très-distinctes dans la prédi« cation de tout' ministre fidèle, ou plutôt il y en a trois. Dans la première , il prêche la loi , dans là seconde il prêche l'Évangile , dans la troisième il prêche encore la loi. -— Dans la première, il réveillé le pécheur, dans la seconde il le convertit > dans la troisième |1 le fait marcher. — Dans la première, il crie à ses frères : Vous êtes condamnés et perdus , craignez^ craignez la colère qui est à-venir! c'est la prédication de la loi. Dans la seconde il leur crie : Revenez à Dieu , <( car il pardonne (t)! » c'est la prédication de l'Évangile » c'est la bonne nouvelle. Dans la troisième enfin il leur crie : Écoute maintenant, Ô Israël, écoute ton Dieu qui t'a sauvé ;
(1) E8aîe,LV, 7.
DU PHUPLS m DIEU. SSSJ
--écoute fies dix oommaaâanensi c'estta seconde, prédication 4eIa]oU ■ *
Koûsne voulons poînf dire par là sans doute qu'un mrotstre fidèle doive oublier jamais la fonne-nôuvelle quand il firécbe la toi) ni la loi quaîid il annônoe la.bonne non^^elle, .mais ndus voulons rappeler qu'il dpit tes disËnguér toujours, sans les séparer jalmais, et qu'il doit faire dcnninér 6uccessivenaent Tune ou i'autrô de ces paroles de. Dtrà dans fordre raisonné de ses prédications. Il s!ayâncôivers leë âmes au nom de son Maitiie, ayant constamment la Ibi dans une main, et l'amuistie, l'Évangile , dans l'autre. 11 j a un temps pour étendre la main droite, et il en est un autre pour avancer la gauche. Il est un temps pour crier à Fenfant prodigue : Matheureux, tu t'avilis , tu te perds, tu vas périr! -*- C'est la loi. -^ U en est un autre pour lui crier : Goucage^ pauvre pécheur ! oui , lève-toi , va , retourne à ton père : il est ton père; il te recevra; ses entrailles ^'émouTront; il 'courra lui«-mémè au deVaht de-toi , il (e s^rera contre son séi«> -et tu verras alors une immense joi^ dans la maison de k<m ' père! ^*— C'est là la bonne nbpwllci; e'drt TÉ vaw^le; -^ Enfin, il est dn temps pouî* dire â Tenfant prodigue,'*^s qu'on lé voit pleura dans les bra^ paternels : Heureux -enfant, ob! maintenant obéis à ton pèrel tu états perdu, et tu es retrouvés tu étais mort, et tu es reBsusciié : je t'en cMlare donc par lés compassions de ton père , oSre^jlui 'ton €01^ ^^sactifide vivant et sainte soismét^Auorpbosépar le renouvellâneht de ton' esprit^ et reodnnais ^e tonte sa .« volonté est botine/ agréable et {Mofaite (1). » C'est la se* conde prédicàtioà dé fa loi.
(i) Rom. XII, 1; 9.
SSB LE BKVBIL
Eh bien ! Mes Fièt^, tèlfe était aussi la prédication non-» Yelle de Theureui Samuel, lorsqu*après vingt ans d*cin infatigable ministère , il eut Tindicible joie de .?oir iimt Israël êoupirer aprèt VEi$rMU
Jhrip dit nôtre texte, alarà Samuel parlé à toute la maison ^Israël ^ alors il dDmprit, à ta vue decette câuvre de Dieu, quec^était pour lui le momëiit de redoubler la sienne; alors il se rendit de tribus en tribus, et de vaUées en vallées , pour parlet à toutes les faniilles de ce peuple béni de Dieu.
S'il leur eût tenu , dans les premiers jours , ie langage ^uMl leur prêchait alors, il y eût perdu, sans doqte, ses pa^ ,fo{es et sa peine. On n'a jamais pu régénérer une ame par la seule prédication de la morale , même la plus t>ure. Il n'jf a que 4a bonne nouvelle d'un pardon, il. n'y a jque la parole dte la foi qui puisse ramener un homme à Dîen> ëtl^foroiet à la joyeuse et volontaire obéissance du. cœur^ Samiuel ^ ju»- <Iii'à C0 jour » pour étnouvQlr I^ aines de son peuple , avait abondamment crié comme tott^. les prophètes : «Bevenéz à » i'ÉterneU car H auifa pitié de vous, età.notrè.Dieu^ caril >». pardonné tant et ptos {i);n mais^u momentqu'tLIes ,voit convertis, c'est la foi <ïfi'il va leur prêcher. Il veut leuj: .feire mettre en action (2es premiers mouvemens de leur foi ; il veut qu'une réforme éclatante, vienne témoigne)* de. leur sinoéritlé^ et glorifier le nom de TÉternel;
Samuet parlé dene d io^e la. maison fCJgraël^ e». Usani : « S^U est vrai faè vous vous retoumie» ie ioUi voire ^mw^i }} fEiérnelj Ckziu mUfiu 4â ^ous Um dieuœ des étraugersji 41 Astarôih, et Rangez Vi^e ca^r à fSternd., et it Servez Lui >x seul; et il vous délivrera de la main des PhUistins.n C'est*
(4) EsaîoLV,7. ^ '\
BU vmPf,M QE wsv, 359
i-dire : si c'est siueèremeat » si c^ést a?ec droitore que tous recherchez Dieu , et que vous paraissez itmpiter après TE^ iernel, alors faites deux choses : réfbrmez votre cultey dtez du milieu de vous les dieux des étrangers , hotH)rèz les sab« bats de TÉterael, jeté^ loin de vous toutes vos idoles comme on jette t un sang impur (I ), » et les Bahalins , et Tidole de Tyr et de Sidon, Pinfame Astaroth ; et réformez .^tissi votre vie, rangez votre cœur à l'Éternel , abhorrçz vos ancienne!! voies , montrez à Dieu que vous êtes sincères, iervez-h Lui seut, commencez piar le chercher dans le chemin de Tobéis^ sance , c^est là qu'on le cherche, et c^ést là qu\)B le trouve. V<Hlà votre tftche, appliquez-vous à la remplir, et Dieu fera la sienne, el U eous d^krera de la main des Philistins.
Telle était la prédication de Samuel aux hommes de son temps , et maintenant je voudrais la faire entendre aussi de la part de mon Dieu , Mes Frères , à tous ceux d'entre vous qui pensent avoir commencé de empirer après VEiemA, et qui ont senti la plaie de leur ame.
O vous donc qui depuis quelque temps> parlajgrâce infinfe de Dieu, semblez faire votre preiniôre affaire de ce qui re^ garde votre avenir éterr^l y t vou» qui , dans la pénale que vous n'avez que peu de jours à passer sur la terre , seniblei aujourd'hui ressentir la soif de sdn pardoàet de sa grâce ^ écoutez-la, je vous en supplie, cette prédication de Samuel^ car c'est à vous aussi qu'elle s'adresse ; et Samuel la Msatt entendre à des hommes qui avaient comme vous , derHôie eux, une vie souillée, en eux un pautrecceur agité et iodo* elle, à leur côté un Dieu-Sauveur, et devant eux, à qaeli^ ques heures d'eux, un avenir éternel!
(i) EsaieXXX,S3.