SA NATURE
yotre plus ardent désir sur la terre y est-il de recouvrer Ti* mage de Dieu dans votre âme , de le connaître et de l'aimer tous les jours davantage ? — Est-ce lu ce qui cause vos craintes et vos joies, vos désirs et vos douleurs ? — Le péché vous est-il devenu de plus en plus odieux ^ et rinciination qui vous y porte est-elle aujourd'hui votre plus pesant fardeau , votre plus douloureuse infirmité ? . Aimez-vons votre Dieu ? et comme un vrai fils , aimez-vous les enfans de votre Père céleste! Avez-vous cette « dé- » voUon pure et sans tache devant Dieu notre Père, laquelle ^> consiste à visiter les veuves et les orphelins dans leurs af- » ffictions,et à se préserver des souillures du monde (1)7» — Aimez-vous ceux qui ne vous aiment pas , ou comme les Pharisiens, (( n'aimeriez-vous que ceux qui vous aiment (2) ? » L'avènement du règne de Christ est-il l'objet fréquent de vos désirs , de vos prières et de vos pensées ? — Voyez- vous avec émotion le tort que les hommes irréligieux font à l'Eglise de Christ ; et s'ils jouissent de quelque rang dans le monde , évitez-vous avec eux cette familiarité que vous vous garderiez bien d'entretenir avec les détracteurs de votre patrie, de votre famille , ou^de votre personne ?
Aimez-vous votre Dieu? et « de l'abondance de votre cœur » votre bouche parle-t-elle(3)? » —L'homme passionné de la politique , parle constamment des événemens du jour ; la femme mondaine , de ses plaisirs ; le négociant, de ses calculs ; — le fils bien né, loin du toit paternel ; l'épouse ou ia tendre mère, séparées de ce qu'elles aiment, ramènent sans cesse dans leurs entretiens l'être si cher dont la douce pensée revient à chaque instant émouvoir et remplir tout leur
(t) Jacq., I, 27. (2) Luc , VI , 32. (3) MatUi., XII, 34.
cœur. — Eh bien!... vos sujets de conversation les plus chers et les plus habituels sont-ils ceux d'un enfant de Diea> ceux d'une épouse de Jésus-Christ ? — Recherchez-voùs dans ce but les amis de votre Père céleste f — Ëtes-vous étonnés de voir tant de personnes ^ qui seraient bien offensées qu'on leur refusât le nom de Chrétiens , pouvoir ce-^ pendant passer des journées entières , des mois y des années, avec leurs parens , leurs enfans , leurs frères y leurs sœurs^ et tout ce qu'ils aiment le mieux sur la terre , sans leur parler jamais du Sauveur , du salut, des trésors d^en haut et des choses invisibles qui sont éternelles ? — Etes-vous étonnés » étes-vous affligés de voir , d'un côté ^ avec quel empressement et quel intérêt toujours nouveau , tant de personnes peuvent parler d'affaires, de sciences, ou des événemens de la vie les plus indifférens ; et de l'autre, avec quelle langueur, quelle rareté , quelle prompte fatigue, on s'entretient de la Sainte Bible , de l'avenir éternel » de la venue de Jésus parmi les hommes , de son retour, de ses promesses^ ie sa présence au milieu des siens, et de cette (^Bon* » ne-Nouvelle » qui cependant doit être, dans tous les âges» a pour le vrai peuple de Dieu , le sujet d'une grande joie ?»
Aimez-vous votre Dieu? — Aimez-vous selon Dieu vos enfans, vos parens, vos amis, vos domestiques ? Aimezvous leurs âmes ? — Quel est pour eux le premier objet de vos craintes et de vos douleurs, de vos espérances et de vos joies ? — Étes-vous plus occupés et plus inquiets de leurs progrès dans la connaissance de Christ et dans la sainteté , que de ceux qu'ils pourraient faire dans leurs études, dans la faveur du monde et dans les avantages du siècle ?
Aimez-vous votre Dieu? et de la même manière qu'un cœur aimant ne désire rien tant que de se rapprocher de l'objet