SA NATURE
aimé, de contempler ses traits, d'entendre aa voix chérie, et de lui. manifester sa tendresse, est-ce un besoin pour vous, est-ce une joie que de parler à votre Dieu dans la prière , que de Ten tendre dans sa Parole, que de le contempler dans son coite? — Est-ce dans les cieux que vous avez mis <f votre » trésor et votre cœui;! » — L'éternité, cet océan sans bornes, qui jadis attirait si peu vos regards , Téternité occupe* t-elle maintenant vos premières pensées? — En examinant vos senlimens les plus habituels, en étudiant quelles sont vos solitaires pensées , dans ces momens de rêverie, où vons laissez errer votre imagination au gré secret de vos désirs les plus chers , — où vous portent-elles? an ciel, ou sur la terre? vers le Créateur, ou vers la créature? vers les courtes joies de cette vie, ou vers cet a héritage incorruptible qui ne )» peut ni se souiller ni se flétrir, » et que Jésus réserve aux siens ? — La Parole de votre Dieu fait-elle vos délices ? — • Entendez-vous la voii du Bon Berger? (1 ) La préférez-vous à tout autre voix, à tout autre lecture^ et pour parler avec un Apôtre, «désirez-vous, comme un enfant nouvellement né, » le pur lait de la Parole, afin qu'il vous fasse croître (2) ? n — Trouvez-vous aujourd'hui dans la prière , au lieu de la langueur et de la secrète répugnance qui vous y poursuivait naguère, un soulagement, une consolation une joie vérita-
ble? — Le Sabbat chrétien enfin, ce beau jour que le Seigneur a mis à part ppur les siens , ce beau jour est-il devenu pour votre âme un jour de fête? « Appelez-vous le Sabbat vos » délices, et honorable ce qui est consacré à l'Éternel (3)? » Est-il pour vous un jour de recueillement, de charité, de prière et d'une sainte joie , au lieu d'être , comme aulre-
(I) Jean, X, 3, 4. (î) 1, Picr., II, 3. (3) Eiaïe, LVIII, 13.
fois, avant que vous connussiez votre Sauveur, un jour de contrainte > sombre et fastidieux ; ou bien un jour de dissipatlon, plus consacré peut-être aux vanités du monde, que ne l'étaient encore les six autres jours de la semaine ?
Eu un mot, Mes Frères ^ demandez- vous à ces différons traits si vous êtbs convertis ; si vous servez Dieu avec le cœur d'un enfant, ou avec la contrainte d'un esclave ; si vous avez en&n cet amour, sans lequel il est impossible d'avoir connu le Seigneur }ésus, et sans lequel votre foi pré* tendue serait une « foi morte, » une foi fausse, un « corps » sans âme? (1 ) — Ah ! convertissez'Vous, » (c'est la parole que l'Eternel adressait à son peuple par la bouche de Mala-^ chie), « convertissez-vous, et c'est alors que vous connaî- )> trez la différence qui existe entre le juste et celui qui ne » l'est pas, entre celui qui sert Dieu et celui qui ne le sert » pas (2). » Mais comment se convertir? Comment changer son cœur? Comment donc être sauvé?