SUR GENÈSE, XLVII
Or Israël habita au pays d'Egypte , en la contrée de Gos^ €en,etils en jouirent, et s*acerurent et multiplièrent extrême^ ment.
Et Jaeob vécut au pays d'Egypte dix-sept ans ; et les années de la vie de Jacob furent cent quarante- sept ans.
Or le temps de la mort d* Israël approchant, il appela Joseph soU'fils 9 et lui dit : Je te prie , si fai trouvé grâce devant tes yeuXy mets présentement ta mam sous ma cuisse y et jure-moi que tu useras envers moi de gratuité et de vérité. Je te prie , ne m'enterre point en Egypte ; mais que je dorme avec mes pères. Tu me transporteras donc d*Egypte, et m'enterreras dans leur sépulcre. Et il répondit : Je le ferai selon ta parole.
360 JACOB Demandant cn sépulgrb
Et Jacob lui dit : Jure-le moi jet il U lui juta ^ Et Israèti^ prosterna sur te chetet du liK
Au moment de nous approcher de ce lit de mort du P»« triarche Jfacoby et d'aller nous joindre en quelque sorte è toute cette famille attendrie, qui^ les yeux fixés sur les der«^ niers gestes et les derniers regards d'un bon père^ attend^ avec Tavidité de la tendresse et de £& douleur , les paroles, d'adieu y les paroles de vie qui sortiront de sa bouche, il est une déclaration de Notre Seigneur que j,'aime à me rappeler, et que je voudrais tenir, pour ainsi dire ^ écrite devant vos yeux pendant tout le cours de (^ette méditation, nonseulement parce qu'elfe est en elle-même pleine de consola-^ tion pour les cœurs « centristes b)uchant ceux qui dorment, » non-seulement parce qu^elleest une decelfes qu'uot fidèlQ dans son lit de mort et que ses amis auprès de soa chevet peuvent méditer avec le plus d'efficace , mais surtout parce qu'elle vous fera mieux comprendre l'entretien^ solennel de Jacob et de Joseph dans le texte de ce jour ^ et qu'elle pourra vous faire mieux entrer dans les pensées avec lesquelles cette scène religieuse et funèbre doit être con-templée.
Il y avait déjà plus de deux cents années que Jacob avait rendu son ame dans les bras de Joseph, et que les médecins de la cour avaient embaumé sa dépouille mortelle pour être transportée, par les Egyptiens, jusqu'à Taire d'Atad;*el par ses fils, jusques à la caverne de Macpéla, dans le sépulcre de ses pères. Jacob était depuis long-temps oublia des Cananéens, et l'herbe de Mamré croissait depuis deux siècles. SJor son tombeau-» lorsque le Seigneur apparut à Moïse sus