‹ SermonsChapitre 82 sur 88 · VE CHABLES X · texte numérisé non relu

VE CHABLES X

)» moins, dans celte tienne journée, tu eusses yoqIu entendre » les choses qui appartiennent à ta paix I Mon peuple , mon » peuple! oh! si tu m'écoutais ! » Que de fois il vous a demandé si vous étiez en Christ ! Que de fois il vous a fait répéter quMl n'y a point de salut par aucun autre! Et avec qiïelle vérité ne peut-il pas vous dire , comme Paul aux pasteurs de Milet : « Je suis net de votre sang ! »

Sachez donc bien que le Royaume des cieux s'est appro* ché de vous; dites-vous que vous êtes avertis. Et ne vous abu* sez pas ; car « Dieu ne peut être moqué » : « Ce que l'hom- » me aura semé, il le moissonnera aussi. Celui qui sème » à la chair, moissonnera de la chair la corruption; et celui » qui sème à TEsprit^ moissonnera de l'Esprit la vie éler» » nelle.»

Et certes , ce sera là l'un des plus grands tourmens des malheureux relégués à la gauche, au dernier jour, que la pensée de tous ces avertissemens méprisés , de tous ces appels négligés , de toutes ces sommations de la bonté divine reçues avec indifférence et repoussées avec tant d'insouciance, avec tant de mépris! « Parce que j'ai crié » dit la Sagesse, et que vous ayez refusé d'ouïr; « parce que j'ai » étendu ,1a main , et qu'il n'y a eu personne qui y ait pris » garde ; parce que vous avez rejeté tout mon conseil , » aussi je me rirai de votre calamité , et je me moquerai , » quand votre effroi surviendra comme une ruine , et vo- » tre calamité comme un tourbillon. Alors, parce qu'ils » n'auront point choisi la crainte de l'Eternel , et qu'ils » auront dédaigné toutes mes repréhensions, ils mange- 1) ront le fhiit de leurs voies ^ et ils ise rassassieroat de » leurs conseils. »

Vous donc aussi/ vous avez reçu des avertissemens pour

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éviter le plus grand des malheurs, la perte de la couronne de vie, une déchéance irréparable , la ruine de votre amB, la ruine éternejie ! — C'est notre seconde réflexion ; et voici maintenant la troisième, avec laquelle nons voudrions pouvoir refouler vos pensées au fond de votre conscience , toutes les fois que vos conversations de cette semaine viendront les reporter sur la rapide catastrophe qui renversa, l'autre mercredi , le fils de tant de rois.

, Gomme lui « vous avez tin Um^t donné et déterrhinfi; un temps après lequel a il est trop tard,» un temps trèscourt :« /^otcf, je viens, » dit le Seigneur, « Foiei^ js viens hisniôi! »

Il est une pensée qui me frappe toujours, lorsque fe parcours, dans la Bible, au livre des Chroniques, l'histoire des rois d'Israël et de Juda. En- y lisant successivement lé Jugement que le Saint-Esprit y porte en quelques lignes sur chacun de ces princes; en y voyant aussi le court récit de son passage sur la terre finir toujours par ces mots si simples , mais si gravés : 9l Puis il «nonrul...; il marcha sur les traces de David, pour faire Ie*bien, puis t7 motirul....; il marcha sur les traces de Jéroboam , pour faire ie mal , puisUmourui!....)) en y lisant, dis-je, ces courtes, mais solennelles biographies, que de fois ne me sois-je pas dit à moi-même : Et si mon nom eût dû s'écrire aussi sur cette liste, qu'aurait dit de moi le Saint-Esprit démon Dieu? Il marcha ^ur les traces de......; puis il mourut I Et sur quelles traces, 6 mon Dieu?

Eh bien. Mes Frères, faites- vous lesm^mes questions^ à la vue de ce roi qui vient de finir si .soudainement son règne. — Vous ïie portez pas de sceptre, sans doute; mais vous n'en avez pas moins une tacho et, pour ainsi dire,

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un règne devant Dieu. Quelqu'instrument qu'il ait voulu mettre ici-bas entre nos mains, pour être servi de notis, la bèclie des laboureurs , comme le sceptre des rois , c'est toujours pour que nous nous étudiassions à le glorifier dans notre court trajet sur cette terre de passage. Oh! que les jours qui s'écoulent si vitesoqt donc importans! que toutes nos heures sont solennelles ! elles durent encore; voici Tannée où notre histoire se fait ; voici le temps où elle s'écrit dans le livrede mémoire qui se tient devant Dieu, en attendant que la page finisse bientôt aussi par ces mots inévitables : << Puis il mourut! »

vous donc qui vivez encore, heureux et paisibles habitans de ces campagnes , vous qui pouvez encore saisir la vie éternelle , et pour qui le soleil n'est pas encore couché, ne vous laissez pas distraire , comme tant d'autres, je vous en conjure, ne vous laissez pas distraire de votre pro-' pre sort, de votre éternelle royauté, de votre héritage dans les cieux^ par les accidens comparativement puérils de la politique, par les mouvemensdes nations, par le bruit dés flots delà mer? Âh! certes, il ne s'agit pas pour vous icibas de tel ou tel royaume, ni de son roi; mais avant tout du Royaume des cieux^ mais avant tout de votre éternité!

On s'enquiert beaucoup, autour de vous , des nouvelles du jour : cherchez surtout à avoir des nouvelles de votre ame. -^ Le monarque des Français vient, en tant que roi, de finir son épreuve, comme Salomon, David, Roboanoi et tant d'autres ont terminé la leur ; et comme vous-mêmes bientôt^ en tant que chrétiens, vous allez accomplir la vôtre. Il n'avait qu'un temps; et ce temps est passé : vous n'avez qu'un temps, et ce temps va passer. ••• Son régne est fini ; il n'y peut rien Changer, rien corriger; il n'en peut rien re-

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