LA FOI ET LES ŒUVRES
Pour la fête de Hanouka.
Mes Frères,
Il y a cela de particulier à la religion israélite, que plus on l'examine , plus on est forcé de reconnaître qu'elle donne à tous les problèmes qui intéressent l'humanité les solutions les plus simples et les plus conformes à la raison.
Cette vérité contre laquelle ne peuvent prévaloir ni les calomnies intéressées que répandent souvent sur le Judaïsme des hommes qui appartiennent à d'autres communions, ni les doutes qu'on témoigne quelquefois dans notre propre sein sur l'excellence de nos dogmes, cette vérité nous apparaît encore quand nous méditons sur la fête qu'Israël célèbre aujourd'hui. Qu'est-ce, en effet, que la solennité de Hanouka, si ce n'est une réponse faite, il y a des siècles déjà , à cette question si vivement controversée depuis, à cette question qui a tellement agité les esprits, qu'elle a contribué à donner naissance à une nouvelle religion, à cette question
enfin dont personne ne contestera l'importance : Sont-ce les œuvres , ou bien est-ce la foi qui sauve Vhomme?
Ce vieux prêtre dont la fête de Hanouka nous rappelle le souvenir, ce serviteur de Dieu qui, au milieu de la défection générale , reste attaché à sa patrie et au culte de ses pères, qui, enflammé d'une sainte ardeur, brise les idoles devant lesquelles les Israélites s'agenouillaient par faiblesse, par lâcheté, par crainte de déplaire à leurs tyrans, qui lève l'étendard de la révolte et ose , suivi de quelques hommes seulement, entrer en lutte avec les oppresseurs de son pays et les profanateurs de sa religion, ne nous enseigne-t-il pas qu'il faut, pour mériter le ciel, autre chose qu'une foi stérile, qu'il faut des actes par lesquels se manifeste ce que nous croyons? Ne nous montre- t-il pas, d'un autre côté, que ce zèle chaleureux pour le bien, cet enthousiasme pour la vertu sans lesquels nous ne pouvons être bons et vertueux, ne proviennent que d'une foi vive si sincère?
Si nous pouvons prouver maintenant que Matathias a eu raison de penser comme il a pensé et d'agir comme il a agi, et qu'en pensant et en agissant ainsi, il n'a fait que suivre les inspirations de sa religion , ne sommes-nous pas en droit de dire, que dans l'histoire de Matathias, dans le récit de ce qu'il a fait se trouve la confirmation de ce que nous avons avancé au début de cette méditation : à savoir que le Judaïsme nous fournit pour tous les
problèmes qui intéressent notre avenir moral des solutions conformes à la plus saine raison ?
Est-ce la foi ou bien sont-ce les œuvres qui nous sauvent?
Une religion sortie de notre sein a fait ou a laissé croire que les œuvres seules suffisent au salut de c l'homme. Cette doctrine, longtemps acceptée, fut enfin attaquée avec violence. Une nouvelle religion se forma qui prêcha une doctrine contraire et qui posa en principe que la foi est tout, et que les œuvres ne sont rien.
Les deux doctrines sont également exclusives et par cela même également fausses. La vérité est entre les deux. Elle est dans le Judaïsme qui , fuyant les extrêmes et se tenant dans un sage milieu, recommande les œuvres sans diminuer pourtant en rien la Valeur de la foi.
Que le Judaïsme a raison, c'est ce que reconnaîtra tout homme impartial et éclairé. Que serait, en effet, une croyance qui ne se manifesterait par aucun acte extérieur , sinon une chose vaine et inutile? Et que seraient des œuvres auxquelles la croyance ne préside pas, sinon des œuvres sans motifs et sans but aucun? A quoi nous sert, je le demande, de croire à Dieu quand nous agissons comme si ce Dieu n'existait pas? A quoi nous sert de reconnaître que nous ne mourons pas tout entiers, qu'une autre existence nous attend au-delà de la tombe, si nous ne vivons que pour ce monde, si nous oublions que tout n'est pas terminé pour
nous à la mort? A quoi nous sert enfin d'admettre que nous avons des devoirs à remplir envers notre prochain, si nous négligeons ces devoirs, si nous ne les pratiquons pas?
Mais, d'un autre côté aussi, que signifie notre conduite , si nous n'avons pas de convictions ? Pourquoi fuyons-nous le mal, pourquoi imposonsnous silence aux passions qui grondent en nous, si nous nions l'idée du devoir, si nous ne croyons pas à une loi morale qui trouve sa sanction en Dieu? Pourquoi sommes-nous justes et charitables envers nos frères, si nous ne sommes pas convaincus que nous devons l'être? Pourquoi enfin prenons-nous part aux cérémonies du culte, si nous ne sommes pas assurés que ces cérémonies ont un but, une raison d'être?
Agir sans savoir pourquoi est une inconséquence, et ce n'est pas pour errer à l'aventure, pour marcher sans savoir où, que le Seigneur nous a créés à son image et a mis en nous un rayon de sa divine intelligence. Ce que nous venons de dire suffirait pour condamner toute doctrine exclusive, pour réfuter l'opinion qui prétend que la foi est tout, comme celle qui prétend que les œuvres sont tout. Mais nous avons d'autres raisons encore pour nous en tenir aux enseignements du Judaïsme et pour admettre que la foi et les œuvres, en d'autres termes, la croyance et l'action nous sont d'une nécessité égale pour notre salut.
Il est non-seulement faux de dire que la foi seule
a de l'importance, mais il est même dangereux d'émettre une pareille opinion. Dites aux hommes qu'ils n'ont qu'à croire à certains dogmes pour être assurés de la félicité éternelle et vous les verrez aussitôt s'abstenir de pratiquer la moindre vertu, car il est infiniment plus commode de croire que d'agir. L'action demande toujours des efforts; la croyance, au contraire, ne coûte pas de grandes peines. Mais que deviendront alors ces vertus positives que la religion recommande? Qui songera encore, pour ne choisir qu'un seul exemple, à ce précepte : Tu aimeras ton prochain comme toimême, parmi ces hommes qui prétendent qu'il est inutile d'être bon, inutile d'être charitable, qu'il suffit pour mériter le ciel d'adopter certains articles de foi et qu'avec cela tout est dit.
Il y a plus encore. Ceux qui croient que les œuvres n'ont qu'une valeur secondaire et qui suivent jusqu'au bout les conséquences logiques et rigoureuses de leur opinion, non-seulement s'abstiendront de faire le bien, mais ils feront même le mal.
Pourquoi, en effet, lutteraient-ils contre leurs passions? Pourquoi ne céderaient-ils pas à leurs désirs, puisque leurs actions sont indifférentes? Ils aiment les plaisirs défendus, pourquoi ne s'y livreraient-ils pas? Ils aiment l'argent, pourquoi reculeraient-ils devant une déloyauté quand elle peut leur procurer les richesses qu'ils convoitent? Ils aiment les honneurs et les dignités, pourquoi
éviteraient -ils une bassesse quand elle peut les porter là où ils aspirent. Ils ne cessent pas pour cela de croire en Dieu. Au contraire, ils sont pleins de foi dans sa bonté et sa miséricorde, et ils espèrent bien que cette bonté et cette miséricorde ne leur feront pas défaut au jour où ils paraîtront devant le Seigneur.
Voilà où conduit la doctrine qui enseigne que la fol est tout et que les œuvres ne sont rien.
La doctrine opposée n'exerce pas une influence moins pernicieuse.
Pour ceux qui croient que les œuvres sont tout, la religion n'est plus qu'un ensemble de cérémonies extérieures qu'il suffit de suivre pour s'assurer la béatitude éternelle, sans qu'il soit nécessaire de connaître la raison d'être de ces cérémonies. Ils ne s'aperçoivent pas que sous la lettre se cache l'esprit, sous le symbole une idée. Ils se soumettent donc à toutes les prescriptions de la loi, mais cette dévotion toute machinale n'influe en rien sur leurs pensées et leurs sentiments. La prière même , la prière, qui ne doit être autre chose qu'un épanchement de notre âme dans le sein du Créateur , n'est pour eux qu'une sèche et froide récitation de formules, dont ils ne tiennent pas à comprendre le sens, car ils ne savent pas et ils ne veulent pas savoir que c'est notre cœur surtout que Dieu nous demande.
Dites à ces hommes qu'il faut des prédications
pour enseigner aux fidèles les principes de la religion, dites-leur qu'il faut des cérémonies qui parlent à l'âme, ils ne vous comprendront pas, « L'esprit et le cœur, la religion n'en a que faire, )► disent-ils; il faut pratiquer sans raisonner, sans essayer de pénétrer le sens des pratiques que vous accomplissez. Pour eux ^ les prophètes n'ont pas parlé et n'ont pas flétri en termes énergiques cette piété toute extérieure à laquelle lé cœur reste étranger ; pour eux, Isaïe n'a pas prononcé ces magnifiques paroles :
"laao pm "inbi »3n33 vnQ^E^m vaa nin aj7n i^aa »d îi?> « Parce que ce peuple s'approche de moi, tandis que son cœur est loin de moi, et que sa crainte pour moi n'est que le résultat d'une habitude que des hommes lui ont fait prendre. C'est pourquoi je continuerai à faire voir à ce peuple merveilles sur merveilles , et la sagesse de ses sages sera perdue, et la prudence de ses prudents sera réduite à se cacher »; (1) pour eux, Ezéchiel n'a pas dit :
c Faites-vous un nouveau cœur et un nouvel esprit; » (2) pour eux, l'Écriture ne répète pas sans, cesse que Dieu sonde les reins et les cœurs; pour eux nos docteurs n'ont rien enseigné, ils n'ont pas émis ce beau principe que nous avons cité tout-à-l'heure :
(i) Isaïe, cl.. 'i9, V. 15 el 14.
(2) Ezéchiel, ch. 48, v, 5". ;
« C'est notre cœur que Dieu demande. » Tout consiste pour eux dans les œuvres, et la religion ne devient entre leurs mains qu'une lettre morte, qu'un corps sans âme.
Nous voyons, par ce qui précède, combien les doctrines exclusives sont loin de la vérité et combien elles sont dangereuses pour la religion. Celuilà seul sera dans la bonne voie qui conciliera dans sa conduite les deux opinions opposées, qui ne déniera pas à la foi sa valeur et qui reconnaîtra aussi celle des œuvres.
C'est dans cette voie qu'a marché l'illustre vieillard dont l'héroïsme est célébré le Banouka. il aurait pu, lui aussi, se contenter de croire à la miséricorde et à la bonté de Dieu et espérer que le Seigneur lui pardonnerait, s'il cédait à la force et s'il fléchissait les genoux devant les idoles érigées par les oppresseurs de sa patrie. Tout au moins aurait-il pu s'abstenir de rompre ouvertement en visière à ceux qui dominaient alors Israël et ne pas commencer contre eux cette lutte inégale du faible contre le fort et d'une poignée contre une multitude. Est-ce que cette concession aux. caprices du maître ou du moins cette prudente réserve l'aurait empêché de croire que le Dieu d'Israël est le Dieu véritable et que les divinités païennes ne sont que d'impuissantes créations de l'imagination humaine? Est-ce qu'il n'aurait pas pu gémir
dans sa retraite sur les malheurs de son peuple et l'abaissement de son culte? Mais Matathias savait que la foi qui n'agit pas n'est point une foi sincère; il savait que la patrie et la religion réclamaient autre chose de lui que d'inutiles plaintes et des larmes stériles, et il se donna à elles tout entier, « et il entreprit la délivrance de l'une et la restauration de l'autre.
Il nous montre ainsi que croire n'est pas tout, qu'il faut des faits, des actes. Cette même conduite nous fait savoir aussi que la croyance est nécessaire.
Si Matathias n'avait connu de la religion d'Israël que son côté extérieur, s'il n'avait pas eu conscience de l'idée sublime qu'elle cache sous ses symboles, de cette idée de l'unité de Dieu qui est le fondement sur lequel elle repose, s'il n'avait pas eu la ferme conviction qu'Israël avait pour mission de conserver cette idée; afin de la répandre dans le monde, aurait-il montré tant d'abnégation, tant de dévouement? N'aurait-il pas reculé devant la grandeur de la tâche qu'il voulait entreprendre? son courage n'aurait-il pas failli devant les périls auxquels il s'exposait? Ce qui Ta poussé en avant, ce qui l'a soutenu dans la lutte, c'est la foi à un principe. Il combattait non-seulement pour la lettre de la loi, mais pour l'esprit qui animait cette loi, c'était pour une idée et non pas seulement pour un symbole qu'il allait à la mort.
Cette ligne de conduite n'était pas seulement
tracée à Matathias par sa propre raison. En Tadoptanty il suivait les inspirations de sa religion.
Le Judaïsme, en effet, recommande spécialement les œuvres sans dénier pourtant à la foi la valeur qui lui appartient. Ainsi la Thora ne nous dit pas : Vous croirez en Dieu, mais elle nous commande d'aimer ce Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme et de toutes nos forces; (1) elle nous engage à < le craindre, à marcher dans ses voies, à le servir de tout notre cœur, à observer ses lois et ses ordonnances. » (2) Elle ne nous dit pas : Vous croirez que vos frères ont des droits que vous êtes tenus de respecter, qu'il est des obligations que vous devez remplir à leur égard, mais elle nous trace ces obligations, elle nous prescrit d'être justes et charitables envers nos prochains.
Agir, telle est donc, selon la Thora, la mission de l'israélite , et nos docteurs , dans leurs enseignements, sont restés fidèles à cette pensée.
« L'étude delà loi, disentrils, n'est pas tout, il faut nï?5?Drr «bt^ np^; viion ah agir, » (3) car ce monde est le monde de l'action » nwnn dSij;
On pourrait croire après ces citations que le Judaïsme lui aussi professe une doctrine exclusive et que la foi n'a aucune valeur pour lui. Il n'en est rien pourtant.
(1) Deuteron, ch. 6, v. S.
(2) Ibid., ch. 10, V. 13 et U,
(3) Traité des principes , chap. 1*', m. 17.
Si la Thora ne nous dit pas : Vous croirez à tel ou tel dogme, comme elle dit : Vous suivrez telle ou telle prescription, c'est que la foi de l'israélite doit être non une foi aveugle , imposée par la force, mais une adhésion libre et spontanée àja vérité (1) ; c'est encore que la Thora devait insister sur ce qu'il est le plus nécessaire de recommander. Or, croire est plus facile qu'agir. C'était donc l'action qu'il fallait exiger. Mais cette action suppose nécessairement la croyance.
Plus tard cependant quand la piété qui, à la vérité, devait se manifester au-dehors, mais à laquelle . aussi devait présider la foi, dégénéra en une dévotion toute machinale, les prophètes s'attachèrent de préférence à prêcher la pureté du cœur et des intentions. « Le juste vivra par sa foi (2), dit l'un d'eux pour montrer que les œuvres ne sont pas tout et que la foi aussi est nécessaire. Le Talmud aussi nous dit qu'il faut chercher à connaître sa croyance, et à se former une solide conviction, car c'est par là que nous serons portés à agir
Ainsi le Judaïsme se tient dans un sage milieu au sujet de la question qui nous occupe, il ne se
(d) La preave de ce que nous venons d'avancer nous semble se trouver dans le terme, par lequel l'on désigne en hébreu le mot foi. En eflet, n310K (foi) dérive de la même racine que le mot JlOt? vérité et 7DN« Cela est vrai. Voir Stein, Tara umilzva, p. 84 la note.
(2) nm^ inaioNa ^'*i.)i flaiac«c, ch. 2, c 4.
prête à aucune exagération, et la solution qu'il donne est en conformité parfaite avec la raison. Il nous a paru opportun de vous faire connaître cette solution, mes Frères, car les deux opinions exclusives que nous avons combattues se retrouvent au milieu de nous.
Ne voyons-nous pas, en effet, d'un côté des hommes qui ne fréquentent jamais ou presque jamais nos temples, qui ne s'intéressent à rien de ce qui se fait dans l'Israélitisme et qui se contentent de croire à l'idée de l'unité de Dieu que proclame le Judaïsme, mais au maintien et à la propagation de laquelle ils ne contribuent en aucune façon? Ne voyons-nous pas d'un autre côté, des Israélites qui ne savent pas et qui ne se soucient pas de savoir ce qu'ils doivent croire, pour qui la religion est toute entière dans les pratiques extérieures du culte et qui sont complètement étrangers à Tesprit de notre religion, à l'idée que nous représentons dans le monde?
Ah ! si notre voix pouvait être entendue de ceux qui professent ces opinions erronées, si nous pouvions espérer que nos paroles pénétreraient dans leur âme et porteraient la conviction dans leur esprit, nous irions à eux et nous leur dirions : Revenez, frères bien aimés, revenez de vos erreurs. Vous qui n'avez saisi jusqu'à présent que le côté extérieur de la religion, allez étudier ses principes, et vous éprouverez d'ineffables jouissances quand vous connaîtrez enfin ces dogmes à la fois si simples
et si sublimes sur lesquels repose notre croyance. Les pratiques que vous accomplissez aujourd'hui sans en connaître la raison ne seront plus alors pour vous des usages légués par vos pères et que vous suivez par habitude, par routine, mais elles auront une signification pour vous, et seront autre chose que des actes de dévotion machinale. Alors aussi vous pourrez donner à vos enfants cette éducation vraiment religieuse qui leur manque, car vous leur apprendrez ce qu'ils doivent croire, en même temps que vous leur apprendrez comment ils doivent agir.
Nous nous adresserions aussi à ceux qui se tiennent dans le domaine pur de l'idée, et nous dirions : Il ne suffit pas pour être israélite de n'admettre que l'existence d'un seul Dieu, mais il faut veiller à ce que cette idée d'un Dieu un sur laquelle repose la religion israélite se maintienne parmi nous jusqu'au moment où elle deviendra le partage de toutes les nations. Si donc vous êtes israélites, intéressez-vous à tout ce qui se fait dans llsraélitisme; si vous êtes israélites, lisez et encouragez les publications israélites; si vous êtes israélites, venez au secours de vos frères, qui gémissent encore dans l'oppression et souffrent pour leur attachement au dogme auquel vous croyez; si vous êtes israélites, il faut prendre part aux manifestations qui ont pour objet de glorifier la religion d'Israël et de montrer à ses détracteurs ce que valent ses principes si souvent calomniés ; si vous
êtes Israélites enfin, paraissez fréquemment dans nos temples, montrez-vous à nos cérémonies et ne pensez pas avoir assez fait quand tous les ans vous daignez mettre une ou deux fois les pieds dans les enceintes consacrées au culte.
Croyez et agissez : voilà ce que nous dirions aux uns et aux autres. Croire et agir, telle doit être la devise de tout Israélite ; telle était aussi la devise de cet illustre chef de la famille des Machabées qui releva notre religion de ses ruines et qui tint haut et ferme le drapeau de l'unité de Dieu autour duquel se réunira un jour l'humanité entière! Amen 1