‹ Sermons [microform]Chapitre 7 sur 13 · LA PROVIDENCE · texte numérisé non relu

LA PROVIDENCE

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Qui est comme l'Eternel notre Dieu, dont le trône est si élevé et qui abaisse ses regards sur le ciel et la terre î

Psaume 163, S et 6.

Mes Auditeurs bien-aimés,

Ces paroles, qui se trouvent dans un des psaumes que nous avons récités tout à l'heure, nous devrions les graver dans notre mémoire et en faire l'objet de fréquentes méditations. Il y a en effet des moments, dans notre existence, où notre foi chancelé, où notre raison s'obcurcit, où la souffrance nous égare et permet au doute d'envahir notre âme. Il y a de sombres heures dans la vie où les contrariétés que nous éprouvons, les dangers qui nous menacent, les chagrins qui nous assaillent ébranlent nos plus solides convictions, et où notre désespoir, longtemps comprimé, éclate enfin en reproches et en amères récriminations contre Dieu et contre la

religion qui nous l'enseigne. Que nous parle-t-on, nous écrions-nous alors, d'un Dieu bon qui veille sur nous et nous protège ; mais nous souffrons, et il ne semble pas voir nos souffrances ; nous prions, et il n'entend pas nos prières ; nous gémissons, et il reste sourd à nos gémissements ! Ah ! toutes les espérances dont on nous berce sont vaines, toutes les consolations qu'on nous offre ne sont que néant. Dieu a sans doute créé le monde, mais il ne le gouverne pas ; il est trop grand pour s'occuper de nous, chétifs vers de terre. Le hasard, le caprice, voilà ce qui domine ici-bas !

Bienheureux, mes frères, bienheureux sont ceux qui, au milieu de l'amertume dont Dieu les abreuve, se rappellent pourtant les consolantes paroles qui servent de texte à cet entretien : Mi Kuadonoy Elohenou humaghii lochoves, hamasch pili liros baschomayim uvoorez. Qui est comme l'Éternel notre Dieu? Sa puissance est infinie, sa grandeur est incommensurable; cependant il abaisse ses regards sur la terre pour surveiller ce qui s'y passe, pour régler les destinées des individus et des peuples, pour diriger tout à son gré, et d'après des plans conçus avec une sagesse que nous pouvons bien méconnaître d'abord, mais devant laquelle nous venons plus tard de nous-mêmes incliner notre raison rebelle.

Que la croyance renfermée dans les paroles du Psalmiste est vraie ! C'est ce que je vais essayer de vous démontrer.

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ir n'est besoin que de jeter un regiard tant soit peu attentif sur la nature, pour y apercevoir les traces visibles de la Providence, et pour se convaincre que Dieu a non-seulement créé le monde, mais qu'il le maintient et qu'il veille à sa conservation.

Quand la nuit a étendu ses ombres sur la terre, levez les yeux et voyez ces astres étincelants ! C'est Dieu qui, comme le dit le prophète Isaïe, conduit avec ordre leur innombrable armée ; c'est lui qui les appelle par leur nom, et pas un seul ne manque à cet appel, qui est renouvelé tous les soirs (1).

Voyez encore chaque matin ce soleil qui, selon l'expression du chantre inspiré des psaumes, apparaît tout joyeux de parcourir sa carrière. Il s'élance sur l'ordre du Très-Haut, fait le tour de l'horizon, et verse partout des torrents de lumière et de chaleur (2).

La riante verdure qui charme notre vue ne man^ que pas d'apparaître chaque année. Chaque année les arbres se couvrent de nouvelles feuilles et portent de nouveaux fruits. Chaque année les fleurs se revêtent d'une nouvelle parure. La succession régulière des saisons ne s'interrompt jamais. « Les semailles et la moisson, le froid et le chaud, le jour et la nuit ne cessent pas, » dit l'Écriture (3).

Cette persistance des mêmes faits, ce renouvel-

(1) Isaïe, ch. 40, v. 26.

(2) Psaume 19, V. 6 cl 7.

(3) Genèse, ch. 8, v. 22.

lement périodique de la nature, ne nous apprennentils rien? Ne nous disent-ils pas, en ternies assez clairs, que la vaste machine qui s'appelle Vunivers ne fonctionne que par la volonté du Seigneur, et que c'est lui qui la dirige?

Mais ne nous arrêtons pas à la nature inanimée où la Providence divine exerce son gouvernement par des lois fixes et immuables, établies dès l'éternité, et auxquelles la création ne peut se refuser d'obéir, comme nous l'apprend encore le Psalmiste : « Il les a établies à perpétuité ; il a tracé des lois qui ne peuvent être transgressées (i). » Interrogeons l'histoire, et nous verrons que la marche de l'humanité n'échappe pas non plus à l'action de Dieu.

Il n'entre pas dans mon plan de vous montrer la Providence se manifestant dans les différentes missions données aux peuples civilisés de l'antiquité, et dans le rapprochement et la fusion qui s'opérèrent entre ces nations et les races barbares. Je ne veux pas non plus vous faire suivre pas à pas le progrès de la civilisation, qui est d'abord lent, et qui devient plus rapide à mesure que l'humanité vieillit et profite de l'expérience du passé. Il me suffira d'appeler votre attention sur le magnifique spectacle que le monde nous offre aujourd'hui.

Les prodiges accomplis par la science et l'industrie modernes, et qui ont eu pour résultat de

(i) Psaume 142, v. 6.

mettre à la portée du plus grand nombre des biens qui n'étaient autrefois le partage que d'une portion privilégiée de la société, ont été trop souvent et trop magnifiquement célébrés pour que j'ose tenter la même entreprise devant vous. Il y a, d'ailleurs, un sujet d'observations plus intéressant pour nous : c'est la transformation qui s'est opérée dans les mœurs et les idées.

Les mœurs sont plus douces ; on fait moins souvent qu'autrefois appel à la force brutale, et les crimes contre les personnes vont diminuant tous les jours.

Les idées sont plus larges, plus élevées, plus libérales. Les sectateurs des diverses religions ne se haïssent plus comme ils se haïssaient autrefois; ils commencent à reconnaître qu'ils sont tous enfants d'un même père, et à s'aimer d'un fraternel amour.

Le droit du plus humble est respecté comme celui des grands et des puissants de la terre, et on ne le viole pas sans s'attirer la réprobation universelle. Je n'en veux pour preuve que ce qui s'est passé naguère quand deux jeunes israélites furent violemment enlevés à leurs familles pour être élevés dans une religion qui n'est pas la leur. De courageuses protestations se firent entendre ; dans le monde entier retentirent les accents d'une généreuse indignation ; des démarches imposantes, par le rang et le nombre des personnes qui y prirent part, eurent lieu. Toute cette agitation, il

est vrai, n'aboutit à aucun résultat. Elle a prouvé, du moins, que dans notre siècle Piniquilé ne trouve plus d'appui , et que , si elle triomphe encore, ce n'est pas sans résistance et sans lutte.

Les choses se passaient différemment dans les temps anciens. Plus d'une fois, pendant le moyen âge, et même dans des siècles plus rapprochés de nous, des enfants israéUtes furent arrachés à leurs parents et forcés d'adjurer leur foi. Quelle voix, pourtant, s'élevait pour protester contre ces actes odieux, au nom de l'humanité outragée? Qui s'occupait de ces transgressions du droit naturel? Ce n'est qu'à notre époque qu'on a pu voir un blâme public et solennel infligé à la violation de la justice.

Ce n'est pas non plus chez les hommes du passé que les malheureux atteints par une calamité subite trouvaient cette ardente sympathie, cette touchante sollicitude dont on leur donne aujourd'hui de si nombreux témoignages. La terre a été désolée plus d'une fois par des famines et des pestes ; mais on ne se préoccupait pas de ceux qui souffraient comme on s'en préoccupe aujourd'hui ; on n'organisait pas pour eux, comme on le fait aujourd'hui, ces souscriptions et ces collectes où les citoyens de toutes les classes, de tous les cultes, et souvent de tous les pays , viennent unir leurs efforts pour une même œuvre de charité et d'amour.

Comment les mœurs , grossières autrefois , se sont-elles adoucies et polies? Comment les idées étroites se sont-elles élargies? Comment à l'égoïsme

a succédé Pamour de l'humanité, et, à la place de la force brutale, est venu s'établir le règne de la justice et du droit?

Par la diffusion des lumières, merépondrez-vous. Cela est vrai; mais, pour répandre la lumièrp de la vérité, il a fallu des hommes courageux, convaincus, doués de talent et de génie. Qui a suscité ces hommes ? N'est-ce pas la Providence qui a voulu que l'humanité progressât sans cesse, la Providence qui ne fait rien en vain et qui , comme le dit la Hagadah de Pâque, calcule, dès l'origine, la fin de toute chose (i)? Qu'on éprouve, pour ceux qu'on appelle les bienfaiteurs du genre humain, la reconnaissance la plus vive ; qu'on professe pour eux l'admiration la plus passionnée, je m'associerai volontiers à ces sentiments ; mais je réserve aussi un peu de mia gratitude pour Dieu qui, dans sa bonté et sa sagesse, a choisi ces hommes, leur a donné le moyen de remplir leur mission et a fait d'eux les exécuteurs de ses desseins. Et quand je contemple avec satisfaction et orgueil la situation présente de l'humanité , je m'incline avec respect et je dis, comme autrefois les magiciens consultés par Pharaon : Ezba Elohim hi .* C'est ici la main de Dieu (2).

La main de Dieu ! Elle apparaît encore dans l'histoire particulière d'un peuple, dans une histoire qui nous touche de bien près, car elle est

(i) Hagadah.

(2J Exode, ch. 8, v. 15.

la nôtre. N'est-ce pas Dieu qui a veillé sur nos pères en Egypte et leur a envoyé un libérateur en la personne de Moïse? Et quand, tout à l'heure, vous chantiez des hymnes qui rappellent le souvenir de la délivrance; quand, hier au soir, assis au banquet pascal, vous relisiez, dans la Hagadah, le récit des souffrances que vos pères endurèrent en Egypte et celui de leur sortie du pays d'esclavage, que faisiez-vous, sinon rendre hommage à la Providence?

Mais ce n'est pas seulement en Egypte que nos frères eurent besoin de la protection divine, et la Hagadah a eu raison de dire : « Ce n'est pas un seul qui s'est levé contre nous pour nous anéantir, mais, dans tous les temps, on s'est levé contre nous pour nous détruire. » Jamais , en effet , aucun peuple n'a eu à subir une persécution aussi longue, aussi atroce, aussi universelle que le peuple israélite. Il y a eu des nations opprimées ; mais quand quelques-uns de ceux qui souffraient parvenaient à quitter leur pays, quand ils mettaient le pied sur une terre étrangère, ils y trouvaient un refuge contre la tyrannie. Pour Israël seul il n'y eut d'asile nulle part. L'intolérance et le fanatisme le poursuivaient partout et ameutaient, en tous lieux, contre lui une populace avide de carnage. Pendant dix-huit siècles, les descendants de Jacob périrent par milliers dans les diverses contrées qu'ils habitaient, et ils furent trop heureux quand, aux persécutions sanglantes, succédèrent les vexa-

tions et les humiliations de toute nature, quand on voulut bien se contenter de les rançonner et de les piller au lieu de les tuer.

Si j'évoque devant vous ces tristes souvenirs, ce n'est pas pour vous inspirer des sentiments de haine contre ceux qui ont persécuté nos ancêtres. Oppresseurs et opprimés dorment depuis longtemps dans la tombe et ont subi le jugement de Dieu. Le présent, d'ailleurs, rachète le passé, et les enfants ont noblement réparé les iniquités des pères. Si j'ai retracé les malheurs des Israélites d'autrefois , c'est pour fortifier votre gratitude envers les peuples qui ont ouvert les yeux à la lumière et qui ont reconnu que la conscience doit être libre. C'est aussi, et c'est là surtout mon but, c'est aussi pour vous montrer dans la conservation d'Israël une manifestation éclatante de la Providence. De grands peuples ont disparu de la terre, quoiqu'ils eussent passé par des phases moins terribles que celles qu'Israël a traversées. Si Israël subsiste encore, c'est que la Providence a voulu qu'il subsistât ; c'est qu'elle avait , en le conservant, un dessein arrêté. Et ce dessein, nous le connaissons, mes Frères ; nous savons que, dans les temps anciens, Israël devait répandre la connaissance du vrai Dieu, créateur du ciel et de la terre, et qu'aujourd'hui encore il doit conserver intact le dogme de l'unité divine qui ailleurs, n'est pas pur de tout alliage ; qu'aujourd'hui encore il doit tenir haut et ferme le drapeau sur lequel sont

inscrites les paroles que l'Israélite récite quand il se lève, qu'il récite quand il se livre au repos, qu'il entend encore résonner à son oreille au moment où il va exhaler son dernier soupir, ces paroles qui disent : « Ecoute, Israël, l'Eternel notre Dieu, l'Eternel est un ('! ) ! »

Mais cessons de nous occuper du passé; occupons-nous du présent. Ne parlons plus de ceux qui furent avant nous ; parlons de nous-mêmes. La Providence ne se manifeste-t-elle pas journellement à nous?

Quand nos affaires prospèrent, quand nos entreprises réussissent, quand tout marche au gré de nos souhaits, n'est-ce pas à Dieu que nous devons notre bonheur? à Dieu, sans l'assistance duquel nous ne pouvons rien ! Car « c'est en vain, a dit le roi Salomon, que les maçons travaillent, si Dieu ne veut point édifier la maison ; c'est en vain que la sentinelle veille, si Dieu ne garde pas la cité (2). »

Quand, après une longue et cruelle maladie qui menaçait de nous emporter au tombeau, nous revenons à la santé ; quand notre corps aifaibli par la souffrance reprend son ancienne vigueur, n'estce pas Dieu qui l'a voulu ainsi?

Quand, au milieu de dangers auxquels nous ne cf'oyons pas pouvoir échapper, une chance de salut vient tout à coup s'offrir à nos regards, n'est-

(1) Deatéron., ch. 6, v. 4.

(2) Psaume, 127, v. 1.

ce pas Dieu qui nous envoie ce secours inespéré?

Cessons donc d'attribuer notre bonheur au hasard, car le hasard est un mot vide de sens, car rien ne se fait au hasard ici-bas. Tout est réglé, tout est prévu, tout est déterminé à l'avance. Ne l'attribuons pas davantage à nous-mêmes et ne disons pas comme ces hommes dont parle Moïse : « Ma force et ma puissance m'ont valu cette fortune (1). » Mais reconnaissons que tout nous vient de Dieu ; que c'est lui qui fait fructifier nos efforts ; que c'est lui « le médecin véritable » qui nous guérit de nos maux; que c'est lui qui nous sauve des périls dont nous sommes parfois environnés.

Mais, direz-vous, si tout^nous vient de Dieu, le mal dont nous souffrons parfois, c'est lui aussi qui nous l'envoie; nous avons donc raison de nous plaindre, de murmurer contre lui, car, tout-puissant comme il est, il pourrait nous épargner la douleur, et s'il ne le fait pas, c'est qu'il ne le veut pas; c'est qu'il prend plaisir aux cris que nous arrachent les plaies dont il nous frappe.

Ah! mes Frères, ne nous hâtons pas d'accuser Celui qui est la source de toute bonté et de toute miséricorde. Ce que nous appelons un mal dans notre précipitation , nous le considérerons peutêtre comme un bien quand nous raisonnerons avec calme et sans passion , et nous dirons avec le Talmud : « Ce que Dieu fait est bien fait, car qui sait ce qui est bon ou mauvais pour l'homme?

(1) Deuléron, 8, 17.

Quelquefois l'homme croit que le bien qui lui arrive est réellement un bien , et il se peut que ce soit un mal. Le contraire arrive aussi. L'homme se trouve quelquefois dans une grande détresse, et il se peut que ce soit pour son bien (I). » Ce qui serait, en effet, un mal, c'est une prospérité continuelle que rien ne viendrait troubler. Elle nous inspirerait un fol orgueil et nous rendrait indifférents à nos destinées futures. Ah! si, malgré la brièveté de notre existence ; si, malgré les maux sans nombre qui font que cette existence si courte est en même temps si tourmentée; si, devant nos Hlusions qui se flétrissent, devant nos affections qui se brisent, le levain impur de l'orgueil fermente encore en nous, que serait-ce donc si notre bonheur était sans nuages ! C'est bien alors que nous serions à nous-mêmes nos propres idoles; c'est bien alors que nous oublierons Celui de qui nous tenons tout. Il faut qu'il se rappelle à nous en nous donnant des preuves de sa puissance; il faut qu'il nous humilie devant sa grandeur pour que nous la reconnaissions et lur rendions hommage.

Nos douleurs nous remettent aussi en mémoire que nous avons des devoirs à remplir, que nous négligeons; que nous avons à nous rendre dignes d'un avenir, que nous oublions au milieu des délices du présent.

SI j'ai été assez heureux, mes Auditeurs bien-

(i^ Talmndr Ber&ehdC.

aimés, pour porter la conviction dans vos esprits, pour vous faire reconnaître que la nature, l'histoire, l'expérience nous enseignent également que Dieu gouverne le monde et le dirige, vous saurez tirer vous-mêmes des prémisses que j'ai posées les vérités pratiques qui leur servent de conclusion, et il me suffira de vous les indiquer rapidement.

S'il est une Providence qui veille sur nous, nous pouvons avoir confiance en elle, quel que soit le péril dans lequel nous nous trouvions, quel que soit le danger qui nous menace.

S'il est une Providence qui veut nous conduire à la vie éternelle à travers les douleurs et les larmes, lions devons nous incliner devant les moyens qu'elle emploie pour nous purifier , pour nous sanctifier, pour élever notre âme vers le Seigneiir. Qu'importe que le chemin soit âpre et difficile, pourvu qu'il conduise au but que nous avons à atteindre !

S'il est une Providence, enfin , qui bénit notre travail, qui fait réussir nos entreprises, qui nous conserve, nous et les nôtres, elle mérite notre reconnaissance ; et cette reconnaissance , vous le savez, mes Frères, elle se témoigne par la prière et par la fréquentation assidue des maisons consacrées à la prière, par la charité, par une vie pure et vertueuse.

Puissent les sentiments que fait naître une foi vive en la Providence devenir les nôtres, et puissions-nous agir de telle sorte que notre conduite

ne soit pas en opposition avec ces sentiments ! Que telle soit la volonté du Seigneur , et qu'il veuille aussi répandre sur vous les trésors de sa céleste grâce et réaliser pour vous les promesses contenues dans la bénédiction que je vous donne en son nom :

Que l'Eternel vous bénisse, mes Frères et mes Sœurs bien-aimés, et vous préserve de tout malheur et de tout accident; que l'Eternel fasse luire sa face sur vous et vous éclaire de sa divine lumière, afin que vous connaissiez et pratiquiez toujours vos devoirs d'hommes et d'Israélites ; que l'Eternel tourne sa face vers vous et vous accorde la paix et le bonheur ! Amen !

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